CANDY Georges, Léon, Gabriel

Par Jean-Marie Guillon, Jean-Pierre Pellegrin

Né le 18 mai 1923 à La Beaume (Hautes-Alpes), exécuté le 29 août 1944 à Briançon (Hautes-Alpes) ; Armée secrète (AS)-Forces françaises de l’Intérieur (FFI).

Originaire de La Beaume (Hautes-Alpes), travaillant dans l’exploitation agricole familiale, Georges Candy était aux Chantiers de jeunesse à Cavaillon (Vaucluse) depuis le 1er décembre 1943 lorsqu’il mit à profit une permission en mai 1944 pour déserter, malgré l’avis de sa mère, pour ne pas être envoyé au Service du travail obligatoire en Allemagne. Se cachant d’abord aux alentours de la ferme pour continuer à y travailler, puis dans les bois, pour échapper à une éventuelle descente allemande, il rejoignit le maquis AS du col de Montbrand (Hautes-Alpes), avec lequel il était déjà en contact, avec trois amis, le 1er juillet 1944. Incorporé dans les FFI des Hautes-Alpes, secteur D-Buech, il fit partie des éléments venus prêter main forte aux résistants de Briançon, alors que la ville, évacuée par les Allemands le 24 août, restait sous leur menace. Il était membre de la section motorisée de dix hommes, commandée par l’adjudant André Varanfrain* qui fut envoyée le 29 août pour réoccuper le Fort des Têtes. Elle fut prise sous le feu des Allemands revenus inopinément, à proximité du village de Fontchristiane et de l’entrée Nord du Fort du Randouillet, au lieu dit Communication Y. Le FFI Henry Peuzin* fut tué alors que ses neuf camarades, rejoints par un agriculteur, parvenaient à se protéger derrière un parapet. Vers 15 heures, une patrouille allemande se dirigea vers eux, précédée de quatre civils prisonniers mis en couverture. Deux membres du groupe tentèrent de fuir et furent abattus. Tous les autres furent fusillés sans jugement contre le mur qui les avait protégés. Les corps furent enterrés dans une fosse commune le 31 août. Cette fosse fut découverte le 3 septembre suivant par une commission venue identifier les corps de deux soldats américains tués. Après la libération de Briançon, les corps furent inhumés dans le cimetière de la ville lors d’une cérémonie officielle et religieuse. Leurs camarades de la compagnie leur firent un peloton d’honneur. Un monument fut érigé à la mémoire des maquisards du Buech fusillés de Briançon au col de Montbrand.
La croix de guerre avec étoile d’argent fut attribuée à Georges Candy. Sa citation à l’ordre de la division le décrit comme « volontaire, brave jusqu’à la témérité ». Il obtint la mention « Mort pour la France ».

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article146173, notice CANDY Georges, Léon, Gabriel par Jean-Marie Guillon, Jean-Pierre Pellegrin, version mise en ligne le 14 octobre 2013, dernière modification le 6 septembre 2018.

Par Jean-Marie Guillon, Jean-Pierre Pellegrin

SOURCES : SHD 16P 103997.— Site Internet Mémoire des Hommes.— Commission d’histoire de l’Occupation et de la Libération de la France, Hautes-Alpes, secteur D-Buech.— Richard Duchamblo, Cahiers "Maquisards et Gestapo", Gap, Ribaud Frères, 19 cahiers 1945-1949, reprint 2005, Gap, Éd. des Hautes-Alpes, tome 2, 15e cahier.— Jean-Pierre Pellegrin, 29 août 1944. Neuf résistants de la vallée du Buech assassinés à Briançon. Un crime resté impuni, texte inédit, 2016.— témoignage de Robert Candy, frère de Georges, recueilli par Agathe Dubois (26 février 2010).

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