PISTRE Charles, Marie, Joseph, Auguste

Par Jacques Girault, Gilles Morin

Né le 8 mars 1908 à Burlats (Tarn), mort le 7 décembre 1967 à Toulouse (Haute-Garonne) ; professeur ; militant socialiste SFIO dans le Tarn-et-Garonne puis PSU en Haute-Garonne.

Fils d’un employé à la Compagnie des chemins de fer du Midi à Castres (Tarn), Charles Pistre, bachelier (série « philosophie ») en 1926, commença des études d’histoire à la faculté des lettres de Toulouse. Il fut maître d’internat dans divers établissements : collège de Millau (Aveyron) en 1928, lycée de Rodez (Aveyron) en 1929, collège de Castres en 1930. Au retour du service militaire, il reprit cet emploi aux collèges de Figeac (Lot) en 1932, de Castres pendant le premier trimestre de l’année scolaire (1934-1935), avant d’être nommé au lycée de Toulouse. Répétiteur au collège de Moissac (Tarn-et-Garonne) en 1936, sa situation se stabilisa dans cette ville. Remplissant les fonctions d’agent spécial et enseignant l’histoire et la géographie, en 1938, il remplaça le surveillant général au collège de garçons et l’enseignante d’histoire et de géographie à l’école primaire supérieure de filles.

Pendant les années 1930, adhérent au Syndicat des professeurs adjoints et répétiteurs de la FGE-CGT, il militait aussi en faveur de la politique du Front populaire.

Mobilisé en 1939 comme maréchal des logis, Charles Pistre fut fait prisonnier le 12 juin 1940 à Saint-Valéry-en –Caux (Somme), et rapatrié sanitaire le 31 mai 1941. Il reprit ses fonctions de surveillant général au collège de Moissac sans être inscrit sur la liste d’aptitude. Maître d’éducation générale, il s’occupait de la société sportive du collège.

À la Libération, secrétaire de la section socialiste SFIO de Moissac d’octobre 1944 à 1946, membre du bureau fédéral désigné par le congrès fédéral d’octobre 1944, en janvier 1946 il ne fut pas réélu au bureau fédéral, n’ayant pas les cinq années de présence au parti prévues par les nouveaux statuts fédéraux. Il fut délégué au congrès national d’août 1946.

Il demanda à la direction du Parti socialiste SFIO d’être titularisé bien que n’ayant pas de « licence d’enseignement complète ». En fait, d’après son dossier administratif, il n’avait qu’un certificat de licence (histoire du Moyen Age, 1934). Nommé professeur adjoint à Moissac, organisateur d’excursions archéologiques, il fut titularisé comme adjoint d’enseignement au lycée Pierre de Fermat à Toulouse en 1947.

Responsable fédéral du Parti socialiste autonome en Haute-Garonne en décembre 1958, Charles Pistre fut élu à la délégation permanente du PSA au congrès de Montrouge en mai 1959. Co-secrétaire de la fédération du Parti socialiste unifié avec Alexandre Montariol à sa fondation en 1960, il fut candidat suppléant du PSU aux élections sénatoriales en 1962.

Marié en novembre 1935 à Toulouse, père de deux enfants, divorcé en 1958, il se remaria en avril 1964 à Toulouse.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article158494, notice PISTRE Charles, Marie, Joseph, Auguste par Jacques Girault, Gilles Morin, version mise en ligne le 28 avril 2014, dernière modification le 9 avril 2021.

Par Jacques Girault, Gilles Morin

SOURCES : Arch. Nat., F17 29008, 29008, 19830172, art. 85, 87. — Arch. OURS, fédération du Tarn-et-Garonne et fonds André Seurat. — Tribune socialiste, 7 mai 1960.. 

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