POISSON Jacques, Marie, Jean

Par Olivier DEDIEU

Né le 14 mai 1914 à Rennes (Ille-et-Vilaine), mort le 24 novembre 1968 à Agde (Hérault) ; professeur de philosophie ; secrétaire fédéral de la Nouvelle Gauche, de l’UGS ; militant de la SFIO.

Fils d’un professeur devenu principal du collège du Quesnoy (Nord) décédé en 1930, Jacques Poisson obtint une licence d’enseigement ès lettres (certificats de Psychologie en 1933, de Logique, de Philosophie générale, de Morale, de Sociologie en 1934, d’histoire de la Philosophie et d’études littéraires classiques en 1935) à la Faculté des Lettres de Lille en 1935. Il devint professeur stagiaire de lettres et de philosophie à l’école primaire supérieure de Fourmies (Nord) en 1935-1936. Après son service militaire dans le Génie à Metz (Moselle) d’octobre 1936 à octobre 1938, il reprit un service d’enseignement comme professeur-adjoint, toujours comme délégué rectoral au collège de Maubeuge (Nord) à partir d’octobre 1938. Mobilisé en septembre 1939, il participa à la campagne de France puis fut resté sans emploi comme réfugié d’octobre 1940 à mai 1941. Il réintégra son poste à Maubeuge avant d’y être affecté de 1943 à 1945 comme délégué ministériel.

Jacques Poisson se maria le 9 juillet 1938 à Valenciennes (Nord) où il habitait pendant cette période. Le couple eut trois enfants.

A nouveau adjoint d’enseignement au lycée de Saint-Amand-les-Eaux (Nord, 1945-1947), aux collèges de Béthune (Pas-de-Calais, 1947-1948), de Phalsbourg (Moselle, 1948-1949) alors qu’il était en instance de séparation et demandait un poste dans un établissement d’Outre-Mer. Il fut nommé professeur certifié au lycée municipal d’Agde en octobre 1949 où il s’occupa des activités théâtrales.

Divorcé, Jacques Poisson se remaria le 2 mai 1952 à Montpellier (Hérault) avec une étudiante devenue institutrice remplaçante puis professeur licenciée de lettres au cours complémentaire d’Agde. Il fut père de deux autres enfants.

Jacques Poisson, fut, en 1956, le fondateur et le principal animateur de la Nouvelle gauche dans le département. Militant du Mouvement de la Paix, responsable cantonal du comité antifasciste, il milita activement pour la paix en Algérie et signa en août 1956 l’appel publié dans La Marseillaise pour la paix en Algérie tout en présidant localement le comité agathois anti-colonialiste. En 1958, il devint le premier secrétaire fédéral de l’Union de la gauche socialiste, développant à Agde la deuxième section UGS du département. Candidat aux élections au Conseil général dans le canton d’Agde en 1958 sous l’étiquette de ce parti, il fut éliminé dès le premier tour, réalisant 8,5 % des suffrages exprimés. Quelques mois plus tard, en 1959, il démissionna de l’UGS pour adhérer au Parti socialiste SFIO dont il devint l’animateur cantonal. Membre de la commission administrative fédérale et du bureau de la fédération SFIO dès 1961, il présida par ailleurs le foyer Léo Lagrange d’Agde. En mars 1964, alors secrétaire de la section locale, il fut investi par les militants SFIO du canton aux élections cantonales, la section locale ne souhaitant pas soutenir, contre la position de la fédération SFIO, le conseiller général sortant apparenté socialiste Louis Vallière. Il reçut finalement l’aval de la fédération pour se présenter, à la condition qu’il se désiste au second tour pour le sortant. Éliminé dès le premierr tour, il fut actif lors de la campagne présidentielle de François Mitterrand en 1965 et fut proche des conventionnels durant cette période. Il resta secrétaire de la section d’Agde jusqu’à son décès tout en devenant responsable adjoint des cercles Jean Jaurès.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article158782, notice POISSON Jacques, Marie, Jean par Olivier DEDIEU, version mise en ligne le 9 mai 2014, dernière modification le 30 juillet 2016.

Par Olivier DEDIEU

SOURCES : Arch. Nat., F17/29252. — Arch. Dép.. Hérault 143 J 559, 376 W 64, 541 W 42, 56, 541, 785 W 16, 785 W 5, 1021 W 181 et 185. — Midi Libre du 26 novembre 1968. — Nouvelle Gauche. Organe du Mouvement uni de la Nouvelle Gauche, N°15, du 1er au 15 décembre 1956. — Notes de Jacques Girault.

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