RASTOLDO François, Baptiste

Par Michel Germain, Annie Pennetier

Né le 18 février 1920 à Barcelonnette (Basses-Alpes, Alpes-de-Haute-Provence), fusillé le 8 mars 1944 à Sévrier (Haute-Savoie) par les Groupes mobiles de réserve (GMR) ; résistant de l’Armée secrète (AS).

François Rastoldo était le chef d’un groupe de l’Armée Secrète d’Annecy-le-Vieux.
Il fut arrêté la même nuit que Marcel Mouchet* et André Bos*, le 19 février 1944 à 5 heures du matin et reconnu "coupable de vols à main armée, de sabotages de locomotives, de voies ferrées, d’incendie de fabrique de chaussures et d’attaque à main armée sur les forces du Maintien de l’ordre". Il est clair que ces trois résistants sédentaires de l’A.S. avaient été dénoncés pour que la police les arrête quasiment en même temps. Et encore la police française ne savait pas tout, car il semble bien que François ne soit pas étranger à l’exécution du colonel de l’O.V.RA. Giovanni Colonna le 30 juillet 1943.
Pour mémoire, François Rastoldo faisait partie du camp des Dents de Lanfon attaqué par les Italiens le 17 juin 1943. Les papiers qu’il avait sur lui, prétendent qu’il est né en 1910 à Saint-Maime (Basses-Alpes). Or, nos recherches dans cette commune démontrent qu’il n’y est pas né. Par contre, il est né le 18 février 1920 à Barcelonnette (Alpes de Haute Provence), où son décès est noté en marge de son acte de naissance. On apprend également qu’il s’était engagé dans la Légion étrangère, à Sidi-Bel-Abbès, avant de revenir en France au printemps 1943. Il avait alors rejoint le camp des Dents de Lanfon. Il avait réussi à échapper à l’arrestation lors de l’attaque par les troupes italiennes le 17 juin 1943.
Il fut traduit devant la cour martiale expéditive de Vichy qui se tient à Annecy, à la villa Mary, avec 6 autres prévenus. Armand Antonietti se souvient : « Chacun dispose de deux à trois minutes pour être jugé. Nous sommes battus, injuriés, maltraités. Cinq d’entre nous sont condamnés à mort ». Il s’agissait de André Bos*, Jean Guilloset*, Marcel Mouchet*, Ferrero Tavanti* et François Rastoldo (acte de décès Annecy 144/1944).
François fut passé par les armes à Sévrier, près des fours à chaux, le 8 mars 1944. Il fut inhumé au cimetière de Loverchy, bouclé par les G.M.R. La transcription à Barcelonnette reste à faire. Un monument érigé sur les lieux des exécutions rappelle ce triste souvenir. François Rastoldo fut homologué FFI.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article171241, notice RASTOLDO François, Baptiste par Michel Germain, Annie Pennetier, version mise en ligne le 5 mars 2015, dernière modification le 22 juin 2020.

Par Michel Germain, Annie Pennetier

SOURCES : Michel Germain, Haute-Savoie Rebelle et martyre, Mémorial de la Seconde guerre mondiale en Haute-Savoie, La Fontaine de Siloé, 2009. — MémorialGenWeb. — Mémoire des Hommes. — Service historique de la Défense, Vincennes GR 16 P 500196.

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