CLOT Louis, Léon

Par Robert Serre, Jean-Luc Marquer

Né le 20 juin 1908 à Saint-Just-de-Claix (Isère), sommairement exécuté le 11 août 1944 à Grenoble (Isère) ; chauffeur de car et de camion ; résistant de l’Armée secrète, homologué Forces françaises de l’Intérieur et interné résistant (D.I.R.)

Louis, Léon Clot était le fils de Joseph, Antoine Clot, aubergiste, et de Fernande, Marie, Augusta Roux, ménagère, domiciliés à Romans-sur-Isère (Drôme).
Il effectua son service militaire au 35ème Régiment d’Aviation à Bron (Rhône, aujourd’hui Métropole de Lyon).
Il épousa Simone Paulette Aurélie Chabert, ménagère.
Le couple eut un garçon, André, né le 4 décembre 1933 et des jumelles, Marie, Gabrielle et Josette, Thérèse, nées le 7 août 1935 au lieu-dit Côte Rouge, dans la commune de Saint-Just-de-Claix (Isère).
Mobilisé en 1939, il fut affecté à la cartoucherie de Valence (Drôme) jusqu’en juillet 1940.
Chauffeur de camion pour l’entreprise Huillier à Villard-de-Lans et domicilié à Romans-sur-Isère, il profita de son emploi pour, dès 1943, transmettre des messages aux maquisards.
Répondant à l’ordre de mobilisation lancé par les responsables du maquis du Vercors le 9 juin 1944, il passa dans la clandestinité et fut versé dans le service transports du secteur 8 de l’AS Isère.
Blessé et fait prisonnier par des soldats allemands le 30 juillet 1944 à Rencurel (Isère), il fut remis à la Gestapo qui l’interrogea et l’emprisonna à la caserne de Bonne à Grenoble (Isère) à partir du 2 août 1944.
Louis Clot fut sommairement exécuté dans la nuit du 10 au 11 août 1944 au Polygone d’artillerie de Grenoble (Isère) en même temps que 22 autres personnes.
Son corps enfoui dans un cratère de bombe fut découvert le 26 août 1944, chemin des Buttes, à proximité du Polygone et placé dans le cercueil n° 3 A.
Le 29 août 1944, les bières numérotées contenant les dépouilles des victimes furent déposées dans deux fosses creusées au polygone, la fosse A ou 1, pour les victimes d’août, la fosse B ou 2 pour celles de juillet.
Louis Clot fut formellement identifié le 12 septembre 1944 par sa femme et son frère Antonin.
Sa dépouille fut exhumée le 18 septembre 1944 puis transférée au cimetière communal, à Saint-Nazaire-en-Royans (Drôme).
Mais l’autorisation d’exhumation, conservée aux archives municipales de Grenoble sous la cote 4H69, fut délivrée pour le cercueil 5 A, celui de l’Inconnu 3 de la fosse A. Il reposerait à la place de Louis Clot au cimetière de Saint-Nazaire-en-Royans, et Louis Clot serait désormais enterré à la Nécropole Nationale de La Doua à Villeurbanne (Métropole de Lyon) où le cercueil 3 A fut inhumé le 15 juillet 1958.
Louis Clot obtint la mention "Mort pour la France" et fut homologué résistant, membre des Forces françaises de l’intérieur et interné résistant" (D.I.R.).
Il fut décoré de la croix de Guerre avec étoile de bronze et de la médaille de la Résistance à titre posthume.
Son nom figure sur les monuments aux morts de Saint-Nazaire-en-Royans et de Villard-de-Lans.


Voir : Grenoble, charniers du Polygone


Notice provisoire

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article182840, notice CLOT Louis, Léon par Robert Serre, Jean-Luc Marquer, version mise en ligne le 11 septembre 2017, dernière modification le 22 avril 2021.

Par Robert Serre, Jean-Luc Marquer

SOURCES : Arch. Dép. Rhône et Métropole, Mémorial de l’oppression, 3808 W 406 et 541 — Arch. Mun. Grenoble, 4H69 — SHD Vincennes, GR 16 P 134308 ; GR 19 P 38/16 — AVCC Caen, AC 21 P 46434 et AC 21 P 728806 (à consulter) — Mémoire des hommes — Mémorial GenWeb.— Informations communiquées par Michel Lestrade, Chef de secteur Auvergne/Rhône-Alpes/Bourgogne/Franche-Comté de l’ONACVG et Victor Papagno, responsable unité cimetières, Ville de Grenoble — État civil — Notes de Jean-Louis Ponnavoy.

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