BRENIER Guy

Correcteur à l’Imprimerie nationale ; mort en septembre 2014 ; militant socialiste SFIO de Paris puis du PSA et du PSU à Yerres (Essonne).

Fils de militant socialiste SFIO de Paris, Guy Brenier participa aux Auberges de jeunesses et fut un militant des Jeunesses socialistes tout en sympathisant avec les milieux libertaires. En 1948, il adhéra à la SFIO (9e section) en soutenant la tendance Marceau Pivert* . Il écrit : "Quand mes activités aux Auberges m’en laissent le temps, je vais vendre Le Populaire Dimanche sur le marché de la rue Cadet. Mais il m’arrive aussi, avec mes copains ajistes, de diffuser le Libertaire en allant faire de la provoc aux terrasses des cafés des grands boulevards.".
En 1956, il s’installa boulevard Voltaire, à Charonne et participa à la 11e section de la SFIO où il se sentit "à l’aise parmi un milieu plus populaire" que dans la 9e. L’affaire de Suez et la position du parti qui soutenait Guy Mollet le conduit à démissionner. Mais, il fut rattrapé par "un copain de la section, un ex-trotskiste, qui me convainc de mener le combat « de l’intérieur »." Il soutint le courant Depreux, Daniel Mayer, Mireille Osmin, Robert Verdier, Alain Savary, Pierre Bérégovoy qui mettait en cause la politique algérienne et l’absence de démocratie à l’intérieur du parti. Peu après éclata l’affaire Lucien Weil, membre de sa 11e section. Journaliste, il avait proposé pour au Populaire-Dimanche un article éditorial sur la politique algérienne de Guy Mollet qui fut repoussé par les instances du parti. Il le publia , dans L’Observer, à Londres et our cette raison , la commission des conflits l’exclut du parti sans le convoquer, sans l’entendre. Lorsqu’il se présenta à la réunion de section qui se tenait en présence de Guy Brenier dans l’ancienne salle de billard d’un café de la rue Basfroy, avec une soixantaine d’assistants, Le secrétaire de séance le pria de quitter les lieux et lui refusa la parole. Il se retira en appelant à le suivre ceux qui désapprouvaient la sanction. Une vingtaine de militants, dont Brenier, se levèrent et le suivirent dans l’une des salles du café Le Thermomètre, place de fa République. Ce fut un épisode qui contribua à la constitution du PSA dont Brenier fut un membre actif. Il diffusa rue de Charonne et rue d’Aligre le journal Tribune socialiste. .
Ayant déménagé à Yerres (Essonne), il participa à la section PSU et milita avec Jacques Madaule, élu de Villeneuve-Saint-Georges, commune voisine de Yerres,

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article200678, notice BRENIER Guy, version mise en ligne le 7 mars 2018, dernière modification le 25 juin 2020.

SOURCE : Témoignage recueilli par Jacques Jenny.

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