CLAUZURE Jean, Théophile, André

Par André Balent

Né le 21 octobre 1900 à Marmande (Lot-et-Garonne), mort en action de combat le 5 mai 1944 à Rodez (Aveyron) ; résistant (Armée secrète, maquis Du Guesclin) de Villefranche-de-Rouergue (Aveyron)

Fils de Jean, Charles Clauzure, employé de commerce, et de Jeanne, Marie Cathrineau, sans profession, Jean Clauzure se maria le 7 juillet 1925 à "Raincy ?" avec Marie, Rose Bousquet.
Christian Font et Henri Moizet (op.cit.) lui attribuent de façon erronée le prénom de « Joseph ».

Jean Clauzure domicilié à Villefranche-de-Rouergue, était en contact avec Hygonet, ingénieur des Ponts et Chaussées et membre du réseau Gallia, avec qui il participa à la formation du groupe de l’AS du Villefranchois. À partir du début de l’année 1944, Clauzure s’impliqua dans la structuration du maquis Du Guseclin de l’AS qui, entre Villefranchois et Ségala, regroupa des réfractaires au STO et, aussi, des militaires des troupes coloniales démobilisés.

Lorsque Léon Freychet, le chef départemental de l’AS, de Roquefort (Aveyron) décida avec son adjoint, l’instituteur millavois Jean Birebent, une action combinée de maquis du sud et du nord de l’Aveyron contre un entrepôt de carburants de Saint-Félix, un faubourg du nord-ouest de Rodez, Jean Clauzure fit partie avec cinq autres membres du maquis Du Guesclin de l’un des trois groupes chargés de venir s’approvisionner en carburant. Le groupe sud-aveyronnais commandé par Jean Birebent avait déjà essuyé le feu des Allemands, prévenus de l’opération, qui avaient tendu une embuscade et s’étaient postés de part et d’autre de laroute reliant Rodez à Villefranche-de-Rouergue et Decazeville. Les maquisards de Du Guesclin arrivèrent ensuite. Après un combat inégal, quatre d’entre eux furent tués. Le chef du groupe, Hygonet, réussit à sortir sain et sauf de l’affrontement. Il en fut de même, provisoirement de Roger Lavergne qui, blessé, fut capturé à l’hôpital de Rodez par les Allemands.

Jean Clauzure fut l’un des quatre morts lors du combat livré par le maquis Du Guesclin contre les Allemands au lieu-dit la Gineste à Saint-Félix (Rodez). Son nom qui est gravé sur le monument aux morts de Villefranche-de-Rouergue ne l’a pas été, ainsi que ceux des autres victimes de l’affrontement de Saint-Félix, le 5 mai 1944, sur le monument mémorial de Sainte-Radegonde (Aveyron) érigé afin de commémorer l’ensemble des morts de la « Résistance rouergate ». Il reçut la mention "Mort pour la France".

Son corps repose à la nécropole nationale de La Doua à Villeurbanne (Rhône), rang H4, tombe 4.

Voir Rodez, Saint-Félix (5 mai 1944)

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article205637, notice CLAUZURE Jean, Théophile, André par André Balent, version mise en ligne le 8 août 2018, dernière modification le 31 mai 2021.

Par André Balent

SOURCES : Christian Font & Henri Moizet, Maquis et combats en Aveyron. Opinion publique et résistance. Chronologie 1936-1944, Rodez et Toulouse, ONAC Aveyron, ANACR Aveyron, CRDP Midi-Pyrénées, 2e édition 2001, 411 p. [pp.238-240)]. — Christian Font & Henri Moizet, Construire l’histoire de la Résistance. Aveyron 1944, Rodez et Toulouse, CDDP Rodez, CRDP Midi-Pyrénées, 1997, 343 p. [pp. 112-113]. (Christian Font et Henri Moizet s’appuient sur les témoignages oraux et écrits des survivants de l’embuscade de Saint-Félix). — Danielle Fournie, Dictionnaire des "Morts pour la France", Marmande, 1870-2013, tome 2, 2015, Agen, l’Atelier des archives, p. 516. — Site aveyronresistance consulté le 4 août 2018. — Site MemorialgenWeb consulté le 4 août 2018. — Site Mémoire des hommes, consulté le 4 août 2018.

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