SCHALIT Jean

Par Claude Pennetier

Né le 7 juillet 1936, mort le 13 octobre 2020 à Lanrivain (Côtes-d’Armor) ; militant de l’Union des Étudiants Communistes UEC ; journaliste, homme de presse.

Jean Schalit naquit dans une famille très présente dans la presse. Son père, Henri Schalit, fut avant-guerre, éditorialiste au quotidien économique L’Information puis après-guerre directeur de Sciences et voyages. Sa mère, née Offenstadt, appartenait à une famille d’éditeurs de presse.
Membre du bureau national de l’Union des étudiants communistes en 1960, Jean Schalit se consacra à la revue Clarté, qu’il modernisa et la rendit attrayante pour la génération étudiante, au-delà du monde communiste. Il utilisa notamment le talent des artistes sympathisants et réussit à sauver la revue de la faillite. Il collabora alors avec Serge July, Bernard Kouchner, Jean-François Kahn et Michel-Antoine Burnier. La direction communiste organisa la mise à l’écart de la direction de l’UEC. La raison pour Jean Schalit fut, en 1966, l’organisation du meeting "Six heures pour le Vietnam" avec des courants oppositionnels.
Très actif dans le mouvement de Mai 1968, il proposa dès le 4 mai à l’Union nationale des étudiants français UNEF, la Jeunesse communiste révolutionnaire JCR, et le Mouvement du 22 mars, la création d’un journal qui s’appela Action et dont le premier numéro sortit le 7 mai et dura jusqu’en juin 1969.
Il travailla ensuite pour des agences de publicité (agence Mc Cann Ericon) et fut pendant trois ans, au début des années 1980, rédacteur en chef du magazine Actuel, créé par Jean-François Bizot. Il tenta aussi de créer un journal régional de l’Ile-de-France, Le Grand Paris. En 1988, il participa à Londres à la création du magazine The European puis revint en France pour mettre en place le quotidien La Truffe qui fut un échec mettant à mal ses finances. Il se lança alors, avec succès, dans l’infographisme et inspira la presse quotidienne dans sa structure et sa maquette. Bouillonnant d’idées, jamais à cours de projets, il publia des ouvrages pour la jeunesse, avant de se retirer, en 2004, en Centre Bretagne, à Lanrivain, avec sa femme Jacqueline (ex-rédactrice en chef de Reader’s digest), dans un manoir du XVIIe siècle en ruine. Il restaura le hameau de Saint-Antoine avec sa chapelle du 17e siècle et en fit lieu d’accueil et de formation autour d’un jardin attractif. Il créa en 2013 l’association culturelle « Dialogues avec la nature », dont il était président et directeur artistique jusqu’à son décès et organisait un festival d’été « Lieux Mouvants » autour de rencontres d’artistes de plusieurs disciplines (jardiniers, plasticiens, écrivains, musiciens, chorégraphes, danseurs, chercheurs, historiens), avec des habitants de la région. Grand défenseur de la nature et du Centre-Bretagne, cet intellectuel qui avait découvert le jardinage sur le tard créa avec l’aide du département des Côtes d’Armor, l’Institut du jardin et du paysage de Bretagne.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article235056, notice SCHALIT Jean par Claude Pennetier, version mise en ligne le 3 décembre 2020, dernière modification le 3 décembre 2020.

Par Claude Pennetier

SOURCES : Le Monde, 24 octobre 2020. — Wikipedia.— Site Lieux mouvants.

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