BERTRAND André, Jean

Par Michel Thébault

Né le 19 juillet 1912 à La Chapelle-Montreuil (Vienne), massacré le 28 ou le 30 août 1944 à Châtellerault (Vienne) ; inspecteur de l’Étoile de l’Ouest ; victime civile.

André Bertrand était le fils de Gabriel, Édouard Bertrand (né le 30 mars 1888 à Quincay, Vienne) maréchal et d’Émilienne, Albertine Fleurant (née le 23 février 1892 à La Chapelle-Montreuil). Son père fut mobilisé d’août 1914 à juillet 1919, puis la famille dont André était le fils unique vint s’installer à Lavausseau (Vienne) où Gabriel Bertrand reprit son métier de maréchal. Son père mourut le 1er mai 1935 et au recensement de 1936, André Bertrand vivait toujours au bourg de Lavausseau ; sa mère, veuve était devenue dépositaire de l’Étoile de L’Ouest et André était pour la même entreprise voyageur de commerce (L’Étoile de l’Ouest était un comptoir coopératif d’approvisionnement dont le siège social et les entrepôts étaient situés à Thouars, Deux-Sèvres et qui possédait des magasins dans toute la région). André Bertrand se maria le 28 février 1938 à Manthelan (Indre-et-Loire) avec Simone, Charlotte Pouvreault (née à Manthelan le 7 mars 1919). En 1944, il était domicilié à La Chapelle-Montreuil et était inspecteur de l’Étoile de l’Ouest.

Les circonstances de la mort d’André Bertrand restent imprécises. Son corps fut trouvé le 31 août 1944 dans la Vienne à Châtellerault au lieu-dit La Borde. Son acte de décès précise qu’il portait « une plaie au niveau de l’œil droit avec orifice de sortie dans la région temporo-frontale gauche ».
Or à la fin du mois d’août 1944, tout le département de la Vienne fut concerné par le passage de troupes allemandes en retraite. Confrontées à l’impossibilité de remonter par l’axe traditionnel de la RN 10 vers Tours, du fait de l’avancée des troupes anglo-américaines, les colonnes allemandes tentèrent de marcher vers l’est et le nord-est de la Vienne, utilisant les axes secondaires, et circulant de jour comme de nuit pour échapper aux attaques de l’aviation alliée et au harcèlement des forces FFI. Face aux maquis qui multipliaient les attaques, les colonnes allemandes multiplièrent de leur côté et ce jusqu’au 5 septembre les exactions, incendies de fermes, pillages, massacres de civils en groupe (représailles) ou isolés. Il est vraisemblable que la mort d’André Bertrand soit reliée à ces évènements.

Son corps d’abord non identifié fut reconnu en décembre 1944. Il obtint la mention Mort pour la France (victime civile) et son nom est inscrit sur le monument aux morts de La Chapelle-Montreuil (aujourd’hui commune nouvelle de Boivre-la-Vallée).

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article243755, notice BERTRAND André, Jean par Michel Thébault, version mise en ligne le 14 novembre 2021, dernière modification le 14 novembre 2021.

Par Michel Thébault

SOURCES : AVCC- SHD, Caen, Cote AC 21 P 312702 (nc) — Arch. Dép . Vienne et Indre-et-Loire (état civil, registre matricule, recensements). — Mémoire des Hommes — Mémorial genweb.

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