FAUREL Armand, Gabriel, Jean

Par Jacques Girault

Né le 14 juin 1917 à Ussel (Corrèze), mort le 11 février 2003 à Brive (Corrèze) ; professeur ; secrétaire général du Syndicat national autonome-apprentissage (1950-1952).

Fils d’un ouvrier du bâtiment, Armand Faurel reçut les premiers sacrements catholiques. Il entra à l’Ecole normale d’instituteurs de Tulle (Corrèze). A sa sortie, il effectua son service militaire comme élève officier de réserve puis enseigna peu de temps en Corrèze.

Mobilisé comme officier dans l’Infanterie, Faurel, grièvement blessé, fait prisonnier le 23 mai 1940, tenta de s’évader, et resta au captivité dans l’oflag XC disciplinaire à Lübeck en Allemagne. Il y suivit les cours de l’université et acquit une licence de lettres qui fut validée à son retour en France. En contact avec des personnalités catholiques, revenu en France en mai 1945, il adhéra aux Jeunesses ouvrières chrétiennes, rencontra sa future épouse et eut une pratique religieuse. Il se maria en octobre 1946 à Paris. Ils eurent six enfants. Ils fréquentèrent des militants catholiques, des prêtres ouvriers, des aumôniers. Son épouse devint la secrétaire du Mouvement des cadres chrétiens.

Il devint professeur d’enseignement général (lettres et mathématiques) dans les centres d’apprentissage du boulevard de l’amiral Bruix à Paris (XVeme) puis de la rue Duméril à Paris (XIIIeme). Il adhéra au Syndicat national de l’enseignement technique-formation professionnelle qui regroupait les personnels des centres d’apprentissage au sein de la CGT en 1945. Le SNET-FP, dirigé par Charles Artus, refusa de procéder à un référendum pour choisir entre la CGT, la CGT-FO ou l’autonomie, et quitta la Fédération de l’Éducation nationale pour rester à la CGT. Avec six autres enseignants des centres d’apprentissage parisien, Faurel entra en contact avec le groupement d’indépendance syndicale de l’académie de Lille qui fut reconnu par la FEN et se transforma le 16 décembre 1948 en Syndicat national autonome-apprentissage qui devint SNET-Apprentissage-autonome au sein de la FEN. Il devint le secrétaire général du SNETAA lors de son congrès de fondation, à Paris, le 15 avril 1950. Il le resta jusqu’en février 1952 tout en restant à la commission administrative nationale. Il devint secrétaire général adjoint lors du congrès de Gray en mai 1958.

Faurel fut élu suppléant au conseil de l’Enseignement technique, lycées techniques au titre des professeurs techniques, chefs de travaux et professeurs techniques adjoints des centres d’apprentissages de garçons par 1 923 voix sur 2 332 en 1946.
Politiquement, hostile aux communistes, sympathisant avec les autres forces de gauche, Faurel désapprouva l’installation de la Cinquième République en 1958. Il arrêta son militantisme syndical pour s’occuper de sa famille. Investi dans le mouvement des maisons de jeunes et de la culture, il présida la MJC de la porte Brancion et fut le président de la fédération des MJC de la région parisienne. Mais dans les années 1970, il se heurta avec les militants d’extrême-gauche de l’organisation et il se retira au milieu des années 1970. Il revint alors en Corrèze et, toujours syndiqué, participait régulièrement aux congrès nationaux du SNETAA.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article24676, notice FAUREL Armand, Gabriel, Jean par Jacques Girault, version mise en ligne le 23 février 2009, dernière modification le 11 avril 2014.

Par Jacques Girault

SOURCES : Presse syndicale. — Joël Melka, Naissance et développement d’un syndicat de l’enseignement technique : le Syndicat national de l’enseignement technique apprentissage autonome, mémoire de maîtrise, Université de Paris I, 1986. — Renseignements fournis par le fils de l’intéressé. — Note de Julien Veyret.

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