RENDU Eugène

Né en 1824. Conseiller général de Seine-et-Oise. Il était lié avec quelques-unes des personnalités du Risorgimento comme Balbo, d’Azeglio, etc. En 1848, il fit paraître une brochure, Le Droit au travail et la révolution. Il s’y prononçait vigoureusement pour le droit au travail, fondement même, à ses yeux, de la réforme sociale. Ami d’Arnaud de l’Ariège, catholique comme lui, il critiquait sévèrement l’activité antisocialiste de Montalembert. Il écrivit dans L’Ère nouvelle et y défendit le droit au travail. Il quitta le journal en avril 1849, avec Arnaud et d’autres rédacteurs catholiques sociaux, quand il inclina vers le royalisme. À partir de juin 1849, il écrivit dans la Revue des Réformes et du Progrès où s’étaient réfugiés ceux qui avaient quitté L’Ère nouvelle. De loin en loin, à partir de 1862, il collabora à L’Économiste français que venait de fonder le fouriériste Jules Duval* et qui dura jusqu’en 1866.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article36918, notice RENDU Eugène , version mise en ligne le 20 février 2009, dernière modification le 20 février 2009.

ŒUVRES : Le Droit au Travail et la Révolution, Paris, 1848, 2 fascicules en 1 vol., in-32. — Articles dans L’Ère nouvelle (1848-1849), dans la Revue des Réformes et du Progrès, dans L’Économiste français.

SOURCE : J.-B. Duroselle, Les Débuts du catholicisme social en France (1822-1870).

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