RONDEAU Roland

Par Marie-Louise Goergen

Né le 28 juin 1935, mort le 14 mars 2001 ; cheminot, ouvrier professionnel (ajusteur) ; secrétaire général du syndicat CGT du Mans (Sarthe) de 1977 à 1985 ; militant communiste.

Entré au centre d’apprentissage Auguste Piron du Mans (Sarthe) en 1949, Roland Rondeau le quitta trois ans plus tard avec le grade d’ouvrier professionnel-ajusteur à l’essai et intégra le dépôt Vapeur. Appelé sous les drapeaux en mars 1956, il fut dirigé vers l’Afrique du Nord et ne fut démobilisé que deux ans plus tard, regagnant alors son dépôt.
Dès 1952, il avait pris sa carte à la CGT et avait été nommé, un an plus tard, responsable de la commission Jeunes du dépôt. Au retour du service militaire, il fut élu délégué au comité mixte d’établissement et secrétaire de la Section technique Manœuvre et ouvriers du dépôt. Par la suite, il fut également délégué du comité local des activités sociales (CLAS), délégué indiciel et responsable régional du comité mixte professionnel. Lorsque cessa l’activité du dépôt suite à l’abandon de la vapeur, en 1978, il fut déplacé aux ateliers du Mans. En 1977, il fut élu secrétaire général du syndicat CGT des cheminots du Mans, en remplacement de Marcel Bourdon, et le resta jusqu’en 1985. Là encore, il fut élu secrétaire du comité d’établissement de 1985 à 1987, puis délégué du personnel jusqu’à sa retraite en 1990. Par ailleurs, il assuma le secrétariat du premier et unique comité d’entreprise des ateliers.
Secrétaire général de la section syndicale des retraités de 1991 à 1993, il prit ensuite la responsabilité de la section des cheminots du Parti communiste français, en remplacement de Eugène Feuillard, jusqu’à son décès. Car Roland Rondeau était également un militant politique. Adhérent du PCF à partir de 1964, il fut le fidèle compagnon de Robert Manceau, aux côtés duquel il s’engagea dès 1966 aux élections municipales du Mans contre la liste de droite. Par ailleurs, il participa à toutes les actions en faveur de la paix et du désarmement. Il eut également des responsabilités interprofessionnelles, en tant que membre de la commission exécutive de l’Union départementale CGT de la Sarthe.
Lors de l’hommage qu’organisèrent pour lui ses camarades de la CGT du Mans, le 16 mars 2001, ils évoquèrent un « homme intègre, volontaire dans la voie [qu’il avait] décidé de suivre, perfectionniste dans tout ce [qu’il entreprenait], avec le souci du moindre détail ».

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article8253, notice RONDEAU Roland par Marie-Louise Goergen, version mise en ligne le 30 juin 2008, dernière modification le 7 janvier 2012.

Par Marie-Louise Goergen

SOURCES : Discours prononcés lors du départ en retraite de Roland Rondeau, le 22 juin 1990, et au moment de son décès. — Notes de Carlos Fernandez.

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