VALERIO

Ingénieur aux chemins de fer du Nord, chef de l’atelier voitures à la Chapelle-Saint-Denis ; socialiste néo-fouriériste de Paris en 1848.

Socialiste néo-fouriériste, Valerio fut l’un des participants élus le 27 février 1848 lors d’une assemblée des travailleurs de ces ateliers dans le but de constituer une commission qui se pencherait sur la question des rapports à établir entre travailleurs et chefs d’atelier.
En mars, il se porta candidat aux élections à la Constituante. Mais faute de soutien, il ne recueillit sans doute qu’un nombre infime de suffrages, son nom n’apparaissant même pas dans les résultats publiés par les journaux.
Peu après, il encouragea avec le soutien de la Société générale des ouvriers mécaniciens une expérience d’organisation du travail, par laquelle cette dernière se chargeait, dans le cadre d’une tâche globale à accomplir, de répartir entre les ouvriers aussi bien le travail que les salaires. Cette expérience, qui se poursuivit encore quelque temps après l’insurrection de juin, valut finalement à Valerio d’être congédié par son employeur.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article9208, notice VALERIO, version mise en ligne le 30 juin 2008, dernière modification le 25 juin 2012.

SOURCES : La Démocratie pacifique, 28 février 1848. — Murailles révolutionnaires de 1848, 17e éd., vol. 2, p. 489. — Rémy Gossez, Les Ouvriers de Paris, p. 35-36, 107-108. — Notes de M. Cordillot.

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