AMOUR Jean

Par Jacques Girault

Né le 16 janvier 1930 à Saint-André-en-Morvan (Nièvre), mort le 26 avril 1998 à Corbeil-Essonnes (Essonne) ; instituteur ; militant syndicaliste ; militant communiste de la Nièvre ; conseiller municipal de La Nocle-Maulaix.

Fils d’un instituteur socialiste et d’une institutrice, Jean Amour reçut des sacrements catholiques (baptême, mariage). Après la mort de son père, en 1938, sa mère eut une activité résistante pendant la guerre et adhéra au Parti communiste français à la Libération. Après avoir fréquenté les lycées Banville à Moulins (Allier), Henri IV et Chaptal à Paris, titulaire du baccalauréat, il devint instituteur remplaçant puis titulaire dans la Nièvre en 1951 (Vielmanay, Dornes, Fléty par Luzy, La Nocle-Maulaix de 1956 à sa retraite en 1986).
Amour effectua son service militaire à Auxonne en 1955 dans un régiment du train comme première classe. Il adhéra au PCF en 1950 à Paris (Ve arr.) et au Syndicat national des instituteurs en 1951. Il se maria en avril 1953 à Dornes avec une institutrice. Le couple eut cinq enfants.
Membre de la cellule de Luzy, dans la section de Fours, Amour était membre du comité de section depuis 1956 avant de devenir membre du bureau, puis secrétaire (1965-1971). Il militait activement dans le mouvement de défense laïque du canton. Il siégea au comité de la fédération communiste de 1961 à 1979 et ne fut pas réélu à sa demande en 1982. Il promettait lors de la conférence fédérale de participer à la création de l’organisation du mouvement de défense de l’environnement. Le secrétariat du Parti communiste avait donné son accord pour qu’il suive en juillet-août 1973 les cours de l’école centrale d’un mois. Il avait été candidat élections cantonales (1961 à Luzy, 1967 à Fours (541 voix, troisième position alors que le conseiller sortant était communiste), 1973, 1979, 1985 à Fours). Après avoir été plusieurs fois candidat aux élections municipales de La Nocle-Maulaix, élu conseiller municipal communiste en 1989, il fut réélu en 1995.
Minoritaire dans le conseil syndical de la section départementale du Syndicat national des instituteurs à partir de 1958, Amour fut délégué du personnel à la Commission administrative paritaire départementale entre 1960 et 1982. Grévistes avec son épouse en mai-juin 1968, ils durent affronter les assauts des partisans de la droite locale. Pendant la campagne des élections législatives, il fut victime d’une agression par des partisans d’un candidat de droite, le 29 juin vers Savigny-Poil-Fol. La section départementale du SNI publia un communiqué condamnant ces « méthodes fascistes ». Militant de la Fédération des comités de parents d’élèves, il siégea au conseil d’administration du collège de Luzy. Dans cette commune, en 1979, il participa au comité de soutien et de défense d’un accusé lors d’une affaire criminelle en 1979 et alerta la presse communiste nationale.
Son épouse, née avec Michèle, Jacqueline Langlois, le 5 septembre 1933 à Paris (VIeme arr.), fille d’une institutrice, communiste depuis 1960, membre du comité de la section communiste de Fours, du comité départemental de l’Union des femmes françaises, devint membre du comité fédéral en 1964. En raison de ses charges familiales, elle demanda à ne plus en faire partie lors de la conférence fédérale de 1966.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article10031, notice AMOUR Jean par Jacques Girault, version mise en ligne le 10 octobre 2008, dernière modification le 30 juillet 2011.

Par Jacques Girault

SOURCES : Arch. Parti communiste français. — Presse syndicale. — Renseignements fournis par la veuve de l’intéressé et par Jean Battut.

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