AZÉMIA Georges

Par Gilles Morin

Né le 17 avril 1904 à Vernon (Eure) ; journaliste ; militant socialiste de Vernon (Eure).

Georges Azémia était de dix ans le frère cadet d’Augustin Azémia*.
Apprenti typographe à l’âge de dpouze ans, il est ouvrier puis journaliste. Il exerce l’essentiel de sa carrière au « Démocrate Vernonnais » qui constitue de ce fait pour lui un actif soutien durant toute sa vie politique.
Militant du livre CGT, il est secrétaire de l’Union Locale CGT de Vernon en 1936 et membre de la commission administrative de l’Union départementale CGT en novembre 1937.
C’est surtout sa carrière politique locale qui en fait un homme connu dans tout le département, même s’il est plusieurs fois candidat aux élections législatives (1958 et 1962). Un première fois candidat aux cantonales de 1937 à Vernon, il échoue de peu. Il est élu en 1945 et conserve le siège jusqu’en 1982. En 1945, il est élu conseiller municipal de Vernon, adjoint au maire. Il devient maire en février 1946, poste qu’il conserve jusqu’en 1977. Il est alors battu par la liste d’union de la gauche. Partisan de municipalités qui associent la gauche non communiste, le centre et les modérés, il refuse le retournement d’alliance qu’implique le programme commun. Il est alors classé comme « divers gauche » et se situe dans la nouvelle majorité. Les solides amitiés qu’il conserve au sein du PS local, et les dissensions qui opposent communistes et socialistes lui permettent de reprendre le poste de maire de 1980 à 1983.
Georges Azémia a la réputation d’un gestionnaire ouvert aux questions sociales. Au conseil général, il préside tout d’abord la commission d’assistance et du logement avant de rejoindre celle des finances. Au plan local, il préside activement à la reconstruction de sa commune gravement touchées par les bombardements de la seconde guerre mondiale. Il fait construire des habitations à loyer modéré pour faire face à la crise du logement. Sur ce même plan, il est le créateur de la SECOMILE, société d’économie mixte qui vise au développement du logement. Il préside l’office HLM jusqu’en 1982. Il participe activement à la création de l’Établissement public de la Basse-Seine qui permet aux communes l’acquisition différé de terrains d’intérêt collectif.
Parmi les nombreuses distinctions qu’il a reçu, mentionnons tout particulièrement la légion d’honneur, remise par Mendès-France en 1955.
Longtemps pilier du socialisme dans l’est de l’Eure, Georges Azémia décède dans sa ville natale le 3 avril 1989.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article10604, notice AZÉMIA Georges par Gilles Morin, version mise en ligne le 10 octobre 2008, dernière modification le 20 mai 2021.

Par Gilles Morin

SOURCES : Arch. Nat., F/1a/3228. F/1b1/998. F/1cII/290. F/1cII/319. CAC, 19830172, article 72. — Arch. OURS, dossiers Eure. — Le Peuple, organe quotidien du syndicalisme, 23 novembre 1937 (BNF-Gallica). — Notes de Louis Botella.

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