QUICLET Georges, Maurice

Par Nathalie Viet-Depaule

Né et mort à Clichy (Seine) : 31 juillet 1899-22 février 1981. Employé de bureau ; fondateur et premier président national de la JOC.

Fils d’un chauffeur de fours à l’usine à gaz, Georges Quiclet commença à travailler à l’âge de treize ans. Il fut d’abord apprenti quincaillier puis typographe puis manœuvre dans une chocolaterie et entra ensuite comme apprenti rectifieur dans une grande usine automobile. Il était comptable chez Cusinberche, une fabrique de bougies et de savons, et militait à la CFTC lorsqu’il rencontra l’abbé Georges Guérin* , jeune vicaire de la paroisse Saint-Vincent-de-Paul à Clichy.

C’est sous son impulsion que Georges Quiclet tenta avec quelques ouvriers de fonder la Jeunesse ouvrière chrétienne en s’inspirant de l’exemple d’un prêtre belge, l’abbé Cardijn. Vite convaincu par les brochures et journaux de la JOC belge, se sentant concerné par les enquêtes que cette dernière menait sur les conditions de vie des jeunes travailleurs, il forma avec l’abbé Guérin un petit groupe composé d’un camionneur, un tourneur et un arpète qui étudia le Manuel de la JOC et suivit sa méthode « voir-juger-agir ».

En octobre 1926, la JOC fut présentée à des jeunes réunis à Clichy, tous extérieurs aux œuvres paroissiales. La JOC française était dès lors créée, elle le fut officiellement en juin 1927 après le congrès des œuvres qui se tint à Reims. L’abbé Cardijn et Fernand Tonnet, président de la JOC belge, étaient venus en mars 1927 encourager les militants.

Georges Quiclet allait présider ce mouvement pendant dix ans, Jean Mondange* puis André Hess* étant secrétaires. Il fit partie de la petite délégation jociste de Clichy qui participa à une semaine d’études de la JOC belge à La Louvière et assista à la première journée d’études, qui le 10 juillet 1927, rassembla pour la première fois les représentants d’une vingtaine de sections jocistes. Il contribua au lancement de Jeunesse ouvrière, périodique de la JOC dont il fut longtemps rédacteur en chef, et assista au grand congrès de Clichy, le 13 novembre 1927.

Après le lancement de la première section jociste à Clichy, Georges Quiclet fut nommé vice-président de l’ACJF (Association catholique de la jeunesse française) tout en continuant à être comptable. L’abbé Guérin et lui-même, aidèrent, l’année suivante, à la fondation de la Jeunesse ouvrière chrétienne féminine dont Jeanne Aubert (qui deviendra Jeanne Picard*, voir ce nom) fut la première présidente.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Georges Quiclet seconda l’abbé Rodhain, aumônier de la JOCF de Paris-sud, au « service des soldats, des prisonniers et déportés ».

Élu en 1959 conseiller municipal de Clichy, il fut de 1965 à 1971 maire adjoint. En 1989, le conseil municipal de Clichy décida de donner le nom de Georges-Quiclet à l’une des rues de la commune, honorant ainsi la mémoire du premier jociste français.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article127786, notice QUICLET Georges, Maurice par Nathalie Viet-Depaule, version mise en ligne le 30 novembre 2010, dernière modification le 30 novembre 2010.

Par Nathalie Viet-Depaule

SOURCES : F. Bouxom, Des faubourgs de Lille au Palais-Bourbon, op. cit. p. 31 et p. 80. — P. Pierrard, M. Launay, R. Trempé, La JOC Regards d’historiens, Éd. ouvrières, 1984. — J. Aubert, JOC, qu’as-tu fait de nos vies ?, Éd. ouvrières, 1990. — Le Monde, 27 février 1981.

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