RECHATIN Jean, Philippe

Né le 22 juillet 1921 au Chambon-Feugerolles (Loire), mort le 29 août 2001 à Saint-Étienne (Loire) ; chimiste dans les houillères, puis directeur de coopérative ; permanent de la JOC (1944) ; militant syndicaliste puis permanent CFTC puis CFDT.

Fils de Jean Baptiste Auguste Rechatin, mineur puis palefrenier, et de Marie-Louis Montellimard, ouvrière, Jean Rechatin commença sa scolarité à l’école publique de Chambon-Feugerolles. Il entra à l’école privée de la Mine, à la Ricamarie. En avril 1936, il devint aide chimiste au laboratoire de la cokerie de Montrambert. Cette même année, il adhéra à la CFTC et à la JOC. Il devint collecteur des cotisations CFTC sur son lieu de travail.

Jean Rechatin participa au congrès du dixième anniversaire de la JOC à Paris en 1937. L’année suivante, il fut élu président de la section jociste de la Ricamarie, puis il devint dirigeant fédéral de la fédération jociste de Saint-Étienne, chargé de suivre les sections de la Vallée de l’Ondaine. De novembre 1941 à juin 1942, il fut envoyé aux Chantiers de jeunesse dans l’Allier. À son retour, il fut responsable des aînés de la JOC dans l’Ondaine. Il participa à la Résistance en diffusant Témoignage Chrétien. À la fin de l’année 1944, il devint permanent national de la JOC puis responsable de la région Sud Est.

En octobre 1946, il épousa à Chambon-Feugerolles Francine, Pietrette Devun, secrétaire dans une usine textile et dirigeante fédérale de la JOC.

Il fut secrétaire du syndicat des mineurs CFTC du secteur La Ricamarie-Le Chambon-Feugerolles, ainsi que de l’union locale de cette dernière ville. Il fit également partie du comité fédéral CFTC des mineurs. Son syndicat participa activement avec la CGT à la grande grève des Houillères en 1948.

Après les grèves d’août 1953, il devint permanent à la CFTC. Membre actif du groupe Reconstruction, il fut l’un des artisans de l’évolution de la CFTC, qui devint la CFDT en 1964. Les mineurs CFTC étant plutôt partisans du statu quo, Jean Rechatin lança un appel à tous les mineurs pour éviter la scission de leur syndicat. Celle-ci s’étant produite, il s’employa à rassembler les minoritaires pour reconstruire une Fédération Nationale des mineurs CFDT. Il en fut le premier secrétaire général de 1964 à 1966.

Dans les années 1950, il participa aux rencontres du comité de liaison intersyndicale, où se retrouvaient les représentants de la CGT-FO, de la FEN et de la CFTC. Avec d’autres syndicalistes, il contribua à la création et à l’animation du comité départemental pour la liberté des Peuples d’Outre-mer.

À partir de 1950, et pendant dix-sept ans, il présida la société de Secours Minière de la Loire. Diverses responsabilités concernant les Houillères du Bassin de la Loire lui furent confiées. De 1959 à 1967, il fit partie du Conseil d’Administration des Houillères. De 1947 à 1967, il fut administrateur de la Sécurité Sociale minière.

En janvier 1967, il changea de situation professionnelle et abandonna les Houillères et les responsabilités syndicales pour devenir directeur adjoint d’une coopérative de construction de logements en copropriété (COGECCOP), fondée et dirigée par Tony Peyre* (voir ce nom).

Jean Rechatin entra au Parti Socialiste après le Congrès d’Épinay, en 1972. De 1977 à 1983, il fit partie de la municipalité d’Union de la Gauche.

A sa retraite, en 1983, il devient président de l’Union départementale Interprofessionnelle des Retraités CFDT (UDIR).

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article128356, notice RECHATIN Jean, Philippe , version mise en ligne le 30 novembre 2010, dernière modification le 11 mars 2014.

SOURCES : P. Héritier, R. Bonnevialle, J. Ion, C. Saint-Sernin : 150 ans de luttes ouvrières dans le Bassin stéphanois, Le Champ possible, 1974. — Renseignements fournis par Jean Rechatin. — État civil de Chambon-Feugerolles.

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