LABAT Georges, Victorin

Par Gérard Leidet

Né le 4 avril 1919 à Vic-Fézensac (Gers), mort le 4 juillet 2005 à Salon (Bouches-du-Rhône) ; instituteur à Salon ; militant syndicaliste.

Fils d’un boulanger, mobilisé en avril 1919, et d’une institutrice, Georges Labat se maria en août 1941 à Revel (Haute-Garonne), avec la fille d’un négociant. Il enseignait, après la guerre, à l’école de garçons de Salon-La Gare (Bouches-du-Rhône). Secrétaire administratif en 1949 de la sous-section locale du Syndicat national des instituteurs (qui avait pour secrétaire général Laugier), il rédigea le compte-rendu de l’assemblée générale du 4 novembre 1949.Comme la plupart des militants du SNI, il se montrait très vigilant sur le plan de la laïcité. Au début de l’année 1949, un vote du Conseil général des Bouches-du-Rhône étendit aux élèves des écoles privées le bénéfice de tournées théâtrales classiques. Le bureau départemental du SNI fit connaître son « unanime désapprobation » aux conseillers généraux socialistes et communistes. Il demanda l’annulation de ces dispositions qui constituaient selon le syndicat « une sorte de subvention départementale aux écoles privées ». Cette démarche n’eut pas l’heur de convenir à Roger Carcassonne*, son président socialiste SFIO. Lors de l’inauguration du centre sanitaire de Salon, le 10 février 1951, Laugier, secrétaire de la sous-section de Salon de la Fédération de l’Education nationale, et Labat, qui avait succédé à ce dernier comme secrétaire de la sous-section du SNI, furent pris à partie, publiquement, par Carcassonne et Denis Padovani* (conseiller général de Berre), en présence du Préfet. Ils n’appréciaient visiblement pas le refus des militants du SNI et de la FEN d’assister aux représentations théâtrales « même en costume laïc ». Le secrétaire départemental du SNI, Eugène Costa* fut mis en cause (« je suis aussi laïque que toi, Costa et tout le syndicat réuni… » insista Carcassonne). Une correspondance, rédigée par Labat et Laugier, entre le SNI et le Conseil général s’en suivit, permettant à chaque partie de préciser ses conceptions de la laïcité.

En novembre 1951, Labat fut élu à la commission exécutive de la section départementale du SNI sur la liste d’Union et d’Action. Responsable des sous-sections rurales au sein de la commission exécutive, lors du comité syndical extraordinaire du 29 octobre 1953 consacré à la préparation de la prochaine grève du 9 novembre, il signala que sa sous-section tiendrait un meeting étendu à toute la région salonaise, Berre et Miramas comprises. Il souhaita la venue d’un membre du bureau départemental.

Labat eut une activité syndicale assez soutenue en 1954. Il devint délégué titulaire au comité technique paritaire départemental au sein duquel il siégea en compagnie d’Ernest Vollaire*, Eugène Costa* et Jean Buisson*. Lors de la réunion de la commission exécutive du 29 avril (rapporteur Eugène Costa), il déclara que, dans le cadre de la réforme des écoles normales, l’entrée dans le métier enseignant était « plus difficile » pour les candidats à ces écoles que pour les suppléants. Il intervint aussi sur le sens du mot laïcité qui, selon lui, ne signifiait hostilité à la religion. Le 9 juillet 1954, il succéda à la tribune à Georges Lauvergnat* qui venait de présenter, lors du congrès national du SNI, un rapport sur la coordination des enseignements. Son intervention porta sur les classes primaires des lycées qu’il souhaitait voir alignées sur l’enseignement primaire.

Labat présida une séance du congrès départemental du SNI, le 14 novembre 1968 à la salle Saint-Georges à Marseille et introduisit le débat sur la formation des maîtres.

 

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article136120, notice LABAT Georges, Victorin par Gérard Leidet, version mise en ligne le 10 janvier 2011, dernière modification le 15 juillet 2011.

Par Gérard Leidet

SOURCES : Presse syndicale nationale. - Bulletin du syndicat unique des institutrices et instituteurs des Bouches-du-Rhône. – Notes de Jacques Girault.

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