PARENT Charles

Par Didier Bigorgne

Né le 31 mars 1901 à Nouzonville (Ardennes), mort le 1er mai 1983 à Nouzonville ; ouvrier métallurgiste ; syndicaliste et militant communiste ; membre du bureau de la Région communiste des Ardennes (1933-1939) ; rédacteur en chef de L’Exploité (1935-1939), puis de Liberté (1944-1946) ; membre du Comité départemental de Libération des Ardennes ; maire adjoint de Nouzonville (1935-1940, puis 1944-1953).

Charles Parent était le fils de Pierre Louis Firmin, machiniste, et de Joséphine Elisabeth Drumel, sans profession. Il obtint son certificat d’études primaires en 1914 et fut placé dans une ferme à Bertrix (Belgique) pendant toute la durée de la Première Guerre mondiale. De retour à Nouzonville, il travailla comme mouleur. Après avoir effectué son service militaire, il entra à la Compagnie des chemins de fer de l’Est en 1923 ; il y exerça le métier de télégraphiste. Le 23 février 1924, il épousa Lucie Jeanne Lepère, sans profession, dans sa ville natale. De cette union naquit une fille.

Charles Parent adhéra à la CGTU et au Parti communiste. Révoqué en 1930 par la Compagnie des chemins de fer de l’Est en raison de son activité militante, il retrouva un emploi d’ajusteur dans sa ville natale avant de connaître le chômage. En 1933, il devint membre du bureau de la Région communiste des Ardennes. Il fut chargé de la rédaction du journal L’Exploité dont le premier numéro sortit le 2 novembre 1935. Aux élections municipales des 5 et 12 mai 1935, Charles Parent fut élu sur la liste de son parti qui remporta une victoire totale à Nouzonville. ; il occupa le poste de troisième adjoint au maire Pierre Lareppe. Il fut déchu de son mandat municipal par le gouvernement en janvier 1940.

Mobilisé le 25 août 1939, Charles Parent fut démobilisé le 18 avril 1940 à Villeneuve ( Haute-Garonne). Il rejoignit alors sa famille réfugiée à Azay le Brûlé (Deux-Sèvres). Arrêté par les Allemands le15 juillet 1941, il fut emprisonné à Niort pendant deux mois. Il fut ensuite interné au camp de Pithiviers (Loiret), puis à Vauders (Yonne), enfin à Voves (Eure-et-Loir). Libéré le 9 août 1944, Charles Parent rentra à Nouzonville par ses propres moyens. Il y assura la fonction de maire en remplacement de Pierre Lareppe qui était resté en Algérie pour la propagande communiste.
Dans le même temps, Charles Parent représenta le Parti communiste au Comité départemental de Libération des Ardennes. Le 7 avril 1945, il participa à la création de l’Association nationale des victimes du nazisme dans les Ardennes dont il devint membre du comité directeur.

Charles Parent reprit aussi son activité militante au sein de la Région communiste des Ardennes. Dès décembre 1944, il était rédacteur en chef du journal Liberté, fonction qu’il occupa jusqu’en 1946. En 1945, il fut délégué au 7e congrès régional du Parti communiste qui se tint les 16 et 17 juin à Charleville, puis au 10e congrès national qui se déroula à Paris du 26 au 30 juin. Le 29 avril 1945, Charles Parent avait été réélu conseiller municipal de Nouzonville. Il devint premier adjoint au maire Pierre Lareppe et le demeura jusqu’au scrutin d’avril 1953 qui marqua la défaite de la liste communiste face à celle du Parti socialiste SFIO.

Charles Parent travailla à l’usine jusqu’à son départ à la retraite le 1er mai 1961. Il était toujours membre du Parti communiste quand il mourut à son domicile nouzonnais de la rue de la Ferronnerie qui avait servi de premier local au journal L’Exploité.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article141015, notice PARENT Charles par Didier Bigorgne, version mise en ligne le 26 juin 2012, dernière modification le 26 juin 2012.

Par Didier Bigorgne

SOURCES : Arch. Dép. Ardennes, 1M 15 ; 3M 8 et 9. — L’Exploité des Ardennes, 1935 à 1939. — Liberté, 1944 à 1946. — Notice DBMOF par Henri Manceau. — Renseignements et documents fournis par Madame Robinet, fille de l’intéressé. — État civil de Nouzonville.

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