PASQUIER Georges, André

Par Claude Pennetier

Né le 28 novembre 1921 à Paris (XIVe arr.), mort le 9 juillet 1971 à Versailles (Yvelines) ; militant communiste de la région parisienne  ; commis de maire puis rédacteur au CCOS (Conseil central des œuvres sociales d’EDF-GDF).

Fils d’Émile Pasquier, militant communiste, secrétaire de la fédération CGT de l’Éclairage, et de Germaine Bouret, employée dans une clinique du Xe arr. Georges Pasquier fut élevé dans l’ambiance de la banlieue rouge d’Ivry-sur-Seine. Il fréquenta la société de gymnastique La Prolétarienne d’Ivry et se rendit avec celle-ci à l’exposition internationale de Bruxelles en 1935. Titulaire du brevet élémentaire, dispensé du service militaire car appartenant à la classe 41, Georges Pasquier fut aide-comptable, commis de mairie temporaire à Ivry (6 septembre 1944 au 30 septembre 1945) et rédacteur au CCOS (EDF). Il se maria à Ivry-sur-Seine le 11 mai 1946, avec Jeanne Blin, communiste, fille d’un boucher. Lors de son mariage, Georges Pasquier était conseiller juridique, son père directeur de cabinet au ministère de la production et sa femme couturière. Le couple eut trois enfants.

Georges Pasquier était trésorier du cercle des JC d’Ivry-Port de janvier à septembre 1939. Entre cette date et juin 1940, il travailla comme ambulant aux PTT et eut une activité réduite car absent d’Ivry trois jours sur quatre. Il fut ensuite responsable des JC d’Ivry. Le 28 novembre 1940, il fut convoqué au commissariat d’Ivry ; faute de preuves, la police le relâcha, mais étant surveillé, il cessa toute activité pendant un mois. De janvier 1941 à janvier 1942, il fut responsable du cercle des JC d’Ivry-Port. Selon son témoignage, un groupe artistique avait été « formé par nos soins qui nous permet de réunir et de contrôler tous les camarades ». Ce groupe fut dissout le 15 juillet à la suite d’une descente de police mais il n’y eut aucune arrestation. Malade de fin octobre au 15 décembre, il reprit son activité à cette dernière date jusqu’au 18 janvier, date à laquelle il échappa à l’arrestation à son domicile et dut donc quitter Ivry.

Un militant de Charenton-le-Pont l’hébergea à partir de janvier 1942 mais il était coupé du parti. Son père rechercha pour lui une liaison mais celui-ci fut arrêté en mars 1942. Début avril, Georges Pasquier revint chez lui pour raison de santé, et il fut arrêté le 28 avril 1942 par un feldgendarme allemand et un inspecteur français.

Suite à l’attentat du métro Molitor, les Allemands prirent 500 otages dans la région parisienne et les conduisirent au camp de Compiègne. Le 18 juin, Georges Pasquier fut libéré avec 280 otages n’ayant jamais eu de condamnations politiques. Il déclara n’avoir signé qu’un procès-verbal d’identité et d’interrogatoire. Il reprit son travail à Paris et ne revint pas à Ivry, ne retrouvant la liaison avec le parti qu’en mars 1943. Réfractaire au STO, il intégra l’Appareil technique de la Fédération des JC comme responsable du matériel, poste qu’il occupa jusqu’au 8 mars 1944 date de son arrestation dans une rafle. Étant porteur d’encre à ronéotyper et muni d’une carte d’identité visiblement fausse, il fut interrogé, envoyé au dépôt, puis à la prison de la Santé le 14 mars 1944 ; il y resta jusqu’au 17 août 1944.

Domicilié dans les HLM du 40 rue Marat à Ivry, Georges Pasquier travailla comme aide-comptable, puis comme commis de mairie avant d’obtenir un poste de rédacteur au CCOS (EDF-GDF). Il était également conseiller juridique de la fédération des locataires. Il donna formellement son adhésion au PCF en septembre 1944 à Ivry. La section l’affecta à la cellule HBM Marat (membre du bureau) puis il devint membre du bureau de la section de Charenton (1948-1949), avant d’être secrétaire de la cellule Ponty au CCOS (section du IXe arr.) en 1950-1951.

Georges Pasquier avait suivi une école nationale de cadres JC à Villejuif (7 février-7 mars 1945) et une école fédérale de la Seine, à Bagnolet (fin mai-début juin 1948). Après la dissolution du CCOS par le gouvernement en février 1951, il revint militer à Ivry.

Georges Pasquier était également militant de la CGT et de la FNDIRP.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article152617, notice PASQUIER Georges, André par Claude Pennetier, version mise en ligne le 20 janvier 2014, dernière modification le 28 janvier 2014.

Par Claude Pennetier

SOURCES  : Arch. Fédération communiste du Val-de-Marne. — Renseignements communiqués par Michèle Rault, directrice des archives d’Ivry-sur-Seine. — État civil.

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