GLOTZ René, Edmond

Par Claude Pennetier, Jean-Luc Marquer

Né le 1er décembre 1903 à Paris (IXe arr.), exécuté sommairement le 17 juin 1944 à Saint-Laurent-de-Mure (Isère, Rhône depuis 1967)  ; écrivain, professeur  ; résistant des Forces françaises combattantes, réseau Brutus

Portrait de René Glotz réalisé en juin 1940 alors qu’il était prisonnier de guerre.
Crédit : archives familiales

Fils de Marguerite Lambert et d’Armand Glotz, banquier, René Glotz se maria le 3 septembre 1930 à Casablanca (Maroc) avec Reine Ben Haïm.
Docteur ès lettres en 1924 avec une thèse sur Les variantes des Contemplations. — Essai sar la psychologie des variantes des Contemplations., soutenue devant la Faculté des Lettres de l’Université de Caen (Calvados), ancien élève de l’école libre des sciences politiques, licencié en droit, il fut directeur littéraire des éditions du Génie de la France de 1930 à 1935, puis fut professeur de lettres au lycée français de Bruxelles puis de Tanger. Poète, les éditions Au sans pareil publièrent en 1928 son recueil À mon gré.
Il s’engagea dès septembre 1939 dans les Chasseurs à pied. Fait prisonnier le 7 juin 1940 à Armancourt dans la Somme, il fut envoyé en Prusse orientale (Stalag IB, matricule 32.842). Il s’évada le 29 novembre 1940 et parvint à regagner la France fin décembre 1940.
Sanctionné par le statut des juifs, il ne put reprendre l’enseignement. Son cousin et ami Robert Ettinghausen le fit entrer dans le réseau Brutus, où il s’occupa des liaisons avec la Savoie. Notons cependant que la chronologie de l’engagement des deux cousins est mal connue.

René Glotz et Robert Ettinghausen furent arrêtés le 14 juin 1944 dans un restaurant. Il aurait été en possession d’un courrier pour Londres. René Glotz fut incarcéré à la prison de Montluc (Lyon) et exécuté le 17 juin à Saint-Laurent-de-Mure (Isère) avec 9 autres prisonniers. Robert Ettinghausen subit le même sort le 8 juillet 1944 à Portes-lès-Valence (Drôme).

René Glotz obtint la Mention "Mort pour la France" et fut homologué résistant, membre des Forces françaises combattantes.
Son nom figure sur une stèle, square du 11 novembre 1918 à Saint-Laurent-de-Mure (La stèle ne porte que neuf noms. La dixième victime ne fut jamais identifiée.) et sur une plaque apposée à proximité.
Le mémorial de la Shoah à Paris et le Mémorial de Yad Vashem le recensent parmi les victimes de la Shoah.


Voir : Saint-Laurent-de-Mure, 17 et 26 juin 1944

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article153438, notice GLOTZ René, Edmond par Claude Pennetier, Jean-Luc Marquer, version mise en ligne le 14 février 2014, dernière modification le 2 juin 2021.

Par Claude Pennetier, Jean-Luc Marquer

Portrait de René Glotz réalisé en juin 1940 alors qu’il était prisonnier de guerre.
Crédit : archives familiales

SOURCES  : SHD Vincennes, GR 16 P 259804 et GR 28 P 4 20 585 (à consulter) — AVCC Caen, AC 21 P 348943 (à consulter) — Jean-Marc Binot, Bernard Boyer, Nom de code : Brutus. Histoire d’un réseau de la France libre, Fayard, p. 100-101, 288 et Annexe II. — Notes de Marc Alekan et de Jean-Sébastien Chorin. — Mémoire des hommes — Mémorial GenWeb — Geneanet — Mémorial de la Shoah (Paris) — Mémorial de Yad Vashem (Jérusalem, Israël) — État civil, acte de naissance, acte de décès

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