PUIG COMA Pere [Pierre ou Pedro, à l’état civil]

Par André Balent

Né le 9 novembre 1919 à Canet de Mar (province de Barcelone, Catalogne, Espagne) ; mort à Perpignan (Pyrénées-Orientales) le 10 février 1943 après avoir été abattu et blessé par les Allemands ; charbonnier à Prats-de-Mollo (Pyrénées-Orientales) ; résistant des Pyrénées-Orientales ; agent P2 du réseau Jean de Vienne et du réseau Sainte-Jeanne.

Nous ignorons si Pere (prénom en catalan) Puig était un réfugié de la Retirada. Installé à Prats-de-Mollo, commune du Vallespir ayant une longue frontière avec l’Espagne. Il était marié et était père d’un enfant. Sa profession de charbonnier lui permettait de parcourir les montagnes et les forêts de la vaste commune de Prats-de-Mollo et du massif du Canigou. Il était domicilié chez Jean Pagès « Casot », également « passeur » de Prats-de-Mollo. Il avait aussi un point de chute à Rocabruna, petite localité proche de Prats-de-Mollo, de l’autre côté de la frontière.

Il fut, dès 1942, un agent du réseau belge de renseignements et de passages vers l’Espagne « Sainte-Jeanne » (Voir Horte René, Joseph) et agent P2 du réseau Jean de Vienne rattaché au réseau Alibi (des FFL travaillant pour l’Intelligence service britannique : principalement exfiltration d’aviateurs et autres militaires alliés depuis la France vers le Royaume-Uni via l’Espagne) animé par le commandant du GMR de Perpignan, le commandant Féty. Une attestation posthume de ce dernier expliqua que « malgré les risques qu’il courait, tant en France qu’en Espagne, il a exécuté des missions délicates et assuré le passage d’officiers et de hautes personnalités ».

Le 9 février 1943, Pere Puig fut arrêté par la douane allemande en même temps que Jean Pagès. Tous deux étaient de retour d’une mission de passages. Alors qu’ils étaient conduits au siège de la douane allemande à Arles-sur-Tech (Pyrénées-Orientales), Pere Puig essaya de s’évader dans la traversée d’Arles. Blessé par plusieurs coups de feu, il fut transféré à l’hôpital de Perpignan où il mourut le lendemain.

Son nom (« Puig P . ») figure sur la liste des morts de la Seconde Guerre mondiale du monument aux morts de la commune de Prats-de-Mollo – La Preste. À titre posthume, il fut homologué sous-lieutenant des Forces françaises combattantes.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article157787, notice PUIG COMA Pere [Pierre ou Pedro, à l'état civil] par André Balent, version mise en ligne le 29 mars 2014, dernière modification le 18 juin 2020.

Par André Balent

SOURCES : Jean Larrieu, Vichy, l’occupation nazie et la Résistance catalane, I, Chronologie des années noires, Terra Nostra, Prades, 1994, 400 p. [pp.168-169]. — Ramon Gual & Jean Larrieu, Vichy, l’occupation nazie et la Résistance catalane, II a, Els Alemanys fa (pas massa) temps, Prades, Terra Nostra, 1996, 424 p. [p. 199, p. 220]. — Ramon Gual & Jean Larrieu, Vichy, l’occupation nazie et la Résistance catalane, II b, De la Résistance à la Libération, Prades Terra Nostra, 1998, p. 924. — Georges Sentis, Dictionnaire biographique des résistants et civils des Pyrénées-Orientales tués par les Allemands et les collaborateurs, Perpignan, Éditions M / R, 2012, 28 p. [p. 11].

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