LETERME Julien, Achille

Par Christian Lescureux

Né le 12 septembre 1902 à Hénin-Liétard (Pas-de-Calais), fusillé le 23 juillet 1942 à Arras (Pas-de-Calais) ; ouvrier de cokerie ; militant communiste ; résistant au sein des FTPF.

Fils de Noémie Leroy, ménagère, et de Marcel Leterme, Julien Letreme s’était marié le 21 octobre 1924 à Hénin-Liétard avec Jeanne (née Gruyelles). Ensemble, ils eurent trois enfants et vécurent à Hénin-Liétard, rue Camille-Desmoulins.
Ouvrier de cokerie, militant syndicaliste, membre actif du Parti communiste dans la cellule d’Hénin-Liétard, il fut affecté spécial aux mines de Dourges (Pas-de-Calais).
Recruté par Augustin Leroy dans l’organisation communiste clandestine, il fut en possession d’une carte d’identité au nom de Jules Leroy, portant le cachet de la mairie de Montigny-en-Gohelle fournie par un nommé « Raymond », agent de liaison entre la Région et les secteurs d’Hénin-Liétard, Lens, Carvin. Lors de son arrestation, il était porteur de documents qui ont permis de démanteler une partie de l’appareil clandestin et d’un code chiffré.
Le 22 septembre 1941, il participa au vol de dynamite à Beaumont-en-Artois avec une trentaine de résistants.
Arrêté le 31 mars 1942 à Liévin (Pas-de-Calais) par la police française pour « activité bolchévique, vol, sabotage et agression contre la Wehrmacht », il fut condamné, le 8 juillet 1942, par le tribunal allemand d’Arras (OFK 670) à quatre fois la peine de mort.
Julien Letreme a été fusillé le 23 juillet 1942 à 20 h 08 dans les fossés de la citadelle d’Arras.
Son frère cadet, Laurent Leterme, ardent résistant, avait été fusillé le 14 avril 1942 au fort du Vert-Galand (Nord).

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article158011, notice LETERME Julien, Achille par Christian Lescureux, version mise en ligne le 14 avril 2014, dernière modification le 12 mars 2020.

Par Christian Lescureux

SOURCES : DAVCC, Caen (Notes Thomas Pouty). – Arch. Dép. Pas-de-Calais, M 5022/2 et 51 J/6. – J.-M. Fossier, Zone interdite, op. cit., p. 86, 94, 113, 208, 213, 493. – Mémorial des fusillés d’Arras. – État civil.

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