BENOIT Denise [née MAUROY Denise, Renée]

Par Jacques Girault

Née le 5 janvier 1923 à Verneuil (Marne) ; professeure ; militante syndicaliste du SNET puis du SNES ; militante communiste et de l’Union des femmes françaises.

Denise Mauroy était la fille de cultivateurs-vignerons, qui la firent baptiser et l’envoyèrent au catéchisme, dont opinions évoluèrent vers la gauche et le communisme avec la crise économique et la menace fasciste. Elle fréquenta le cours complémentaire (1935-1940) d’Epernay et réussit le concours pour devenir institutrice. Elève-maîtresse au lycée de Reims, bachelière, elle entra en classe préparatoire au lycée Fénelon à Paris (1943-1944). Elle réussit le concours d’entrée à l’École normale supérieure de l’enseignement technique (section lettres, 1944-1946) et en parallèle obtint des certificats de licence (Lettres modernes, psychopédagogie). Elle participa à la création dans l’école d’un comité de l’Union rationaliste. Elle adhéra à l’Union de la jeunesse républicaine de France en 1945 puis au Parti communiste français la même année.

Adjointe d’enseignement (1946-1947) puis professeur (lettres, histoire, géographie) au collège technique de Charleville (Ardennes), membre du comité de la fédération communiste en 1953, Denise Benoît le demeura jusqu’en 1956. Dans le même temps, membre du Syndicat national de l’enseignement technique et de la FEN-CGT, membre du secrétariat fédéral de l’Union des femmes françaises, elle participa aux congrès nationaux de l’UFF entre 1947 et 1956 et aux rassemblements organisés à l’occasion de la Journée internationale des femmes le 8 mars, à Lille ou à Paris, avec une centaine de femmes des Ardennes. Elle créa à Charleville un comité pour la défense de l’enfance dirigé sur le plan national par Ségolène Malleret et en assura le secrétariat.

Elle se maria civilement en août 1946 à Paris (Ve) avec Georges Benoit (1923-1995), ancien élève de l’École normale supérieure de Saint-Cloud (1943-1945). Son mari, dirigeant communiste des Ardennes, enseignait la philosophie à l’École normale d’instituteurs de Charleville jusqu’à la fin de l’année scolaire 1955. Il fut muté en octobre 1955, à l’école nationale professionnelle de Creil (Oise). Mutée elle aussi à l’ENP de Creil, elle n’y enseigna plus que le français. Elle obtint un poste au collège d’enseignement secondaire de Nogent (1967-1968), puis au CES Jean-Jacques Rousseau (1968-1971) de Creil, enfin au CES de Saint-Leu-d’Esserent où elle prit sa retraite en 1981. Militante du Syndicat national de l’enseignement secondaire puis du nouveau SNES (secrétaire du S1 aux CES de Creil et de Saint-Leu, membre de la commission administrative de la section académique), souvent trésorière de sa cellule communiste, militante dans les organisations culturelles après 1965, elle habita successivement Creil, Chantilly et Saint-Leu-d’Esserent (Oise) où son mari fut adjoint au maire (1965-1977).

Denise Benoît n’adhérait plus au Parti communiste depuis 2000.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article16261, notice BENOIT Denise [née MAUROY Denise, Renée] par Jacques Girault, version mise en ligne le 20 octobre 2008, dernière modification le 10 octobre 2021.

Par Jacques Girault

SOURCES : Arch. Parti communiste français. — Renseignements fournis par l’intéressée, par Jean-Pierre Besse et Didier Bigorgne.

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