FÉRONT Martin.

Par Jean Neuville

Né à Bouge (aujourd’hui commune de, pr. et arr. Namur), âgé de 41 ans en 1856. Ouvrier serrurier, impliqué dans une coalition et condamné en vertu de l’article 415 en 1856.

Dans une note du commissaire de police de Namur au juge d’instruction, datée du 20 mai 1856, le maître-serrurier, Deldime-Haut, dépose plainte auprès du procureur du roi à Namur et demande de « punir les fauteurs » d’une coalition d’ouvriers de son atelier qui a eu lieu le 19 mai.
Ouvrier figurant par les plus anciens chez Donat Deldime-Haut, Martin Féront, prénommé « Désiré » dans la note du commissaire de police, est désigné comme un des meneurs ; interrogé, il reconnaît les faits tout en précisant que personne n’a été forcé à suivre cette action. Cette coalition a pour origine, la demande, refusée par le patron, de cesser le travail à 19 heures au lieu de 20 heures. Cette action a des répercussions en dehors de l’atelier : une assemblée des ouvriers poêliers, serruriers et forgerons, ayant été organisée au Café de l’Europe, place d’Armes à Namur.

Le 26 juillet 1856, Martin Féront est condamné, au même titre que Jean Brasseur et Joachim Allard, en vertu de l’article 415 du Code pénal, à cinq jours de prison, à dix francs d’amende et solidairement aux frais de justice.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article170717, notice FÉRONT Martin. par Jean Neuville, version mise en ligne le 16 février 2015, dernière modification le 28 décembre 2019.

Par Jean Neuville

SOURCE : BAYER-LOTHE J., Documents relatifs au mouvement ouvrier dans la province de Namur au XIXe siècle, IIe partie : 1849-1886, Louvain-Paris, 1969, p. 33-40 (Cahiers du Centre interuniversitaire d’histoire contemporaine, 57).

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