KEUSCH Jean, Maurice

Par Daniel Grason

Né le 17 mars 1924 au Raincy (Seine-et-Oise, Seine-Saint-Denis), exécuté le 13 août 1944 aux Pavillons-sous-Bois (Seine, Seine-Saint-Denis) ; garçon boucher ; F.F.I.

Fils de Louis Keusch, mécanicien, et de Louise Augustine Hamelin, employée, Jean Keusch demeurait 32 rue Georges-Raymond à Gagny (Seine-et-Oise, Seine-Saint-Denis). Le 12 août 1944 vers 23 heures, André Hugues ne répondait pas aux sommations des Feldgendarmes alors qu’il franchissait à bord d’un véhicule un passage à niveau à Gargan, il était tué.

Le lendemain une manifestation de protestation était organisée vers 11 heures par le Front national, les soldats Allemands arrêtèrent une centaine de personnes qui furent regroupées à la gare de Gargan. Parallèlement à cette mobilisation de réprobation, les Allemands avaient été informés par un délateur Émile C., chauffagiste, demeurant à Livry-Gargan, ancien engagé volontaire dans la LVF et, au moment des faits, salarié de l’organisation Todt de la présence de résistants armés.

Selon le témoignage d’André Grandin, père d’un des exécutés : « Vers 14h, mon fils, qui avec ses camarades, ramenait un chargement d’armes destiné à son groupe de résistance, ont été arrêtés, emmenés sur la place du marché de Gargan et fusillés immédiatement par les Allemands. J’ai appris que le chauffeur de leur voiture les avait fait descendre en leur faisant entendre qu’ils étaient arrivés. Une fois descendu, le chauffeur est reparti 200 mètres plus loin où il a conversé avec un Allemand. Aussitôt un groupe de soldats est venu à la rencontre de mon fils et de ses trois camarades, et les a arrêté pour les fusiller ». (Témoignage recueilli le 6 janvier 1946).

Outre Jean Keusch, Guy Grandin, Léonard Desjardins et Gabriel Richet furent exécutés le 13 août 1944 vers 16 heures. Émile C. arrêté à Nancy fit l’objet de plusieurs informations judiciaires pour ses actions au service des nazis. La Cour de justice de Versailles (Seine-et-Oise, Yvelines) le condamna le 22 juin 1946 à dix ans de travaux forcés pour atteinte à la sûreté extérieure de l’État.
L’inhumation de Jean Keusch eut lieu le 25 août dans le carré militaire de Gagny, son nom figure sur une plaque dans l’église Saint-Germain et sur le Monument aux morts de la ville. À Pavillons-sous-Bois, à l’initiative du conseil municipal, du comité local de libération et des habitants de Pavillons-sous-Bois un monument commémoratif dédié aux quatre Résistants fut érigé sur l’allée des Martyrs.
Jean Keusch fut homologué F.F.I.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article176731, notice KEUSCH Jean, Maurice par Daniel Grason, version mise en ligne le 14 novembre 2015, dernière modification le 11 novembre 2018.

Par Daniel Grason

SOURCES : Arch. PPo. BA 1801, 109W 2, Registre de l’institut médico légal (I.M.L.) 1944 cote 1023. – Bureau Résistance : GR 16 P 319262. – AD des Yvelines, 1604W9, service de recherche des crimes de guerre, dossier 101608 « Meurtre de quatre Français à Gargan » (Notes de Fabrice Bourrée). – Site internet Musée de la Résistance. — Site internet « La Libération de Paris » Gilles Primout. — Site internet GenWeb. — État civil.

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