CAMUGLI Antoine [pseudonyme dans la Résistance : Bibi]

Par Jean-Marie Guillon

Né le 27 août 1923 à La Ciotat (Bouches-du-Rhône), abattu le 23 février 1944 à Seillons-Source d’Argens (Var) ; ouvrier ; maquisard Francs-tireurs et partisans (FTP).

Ouvrier originaire de La Ciotat, célibataire, réfractaire au Service du travail obligatoire (STO), il rejoignit les FTP avec d’autres camarades de la localité. Il fut d’abord maquisard dans le sud du Lubéron (Vaucluse) au printemps 1943, puis muté à Marseille (Bouches-du-Rhône) à l’automne, avant de rejoindre en décembre le camp Faïta-1e compagnie FTP de Provence dans le Var, où il fut affecté au détachement Santerre, qui stationnait près du village de Brue-Auriac.

Il fut abattu le 22 février 1944 sur le territoire de Seillons, quartier de Sceaux, par les gendarmes de Barjols (Var). Il faisait partie d’un groupe, dirigé par le chef du détachement, Lucien Beau*, qui venait de « récupérer » cinquante kilos de tabac chez le débitant de Barjols quelques heures auparavant. Les gendarmes qui étaient lancés à la poursuite des maquisards les surprirent alors qu’ils se reposaient. Deux d’entre eux, dont Lucien Beau, furent blessés, mais purent s’échapper. Antoine Camugli fut abattu alors qu’il ne pouvait opposer aucune résistance. L’auteur du meurtre fut récompensé.

Une stèle fut érigée sur les lieux du drame, au bord de la route de Saint-Maximin en 1997 à l’initiative de l’Association nationale des anciens combattants de la Résistance (ANACR).

Une rue de La Ciotat porte le nom de d’Antoine Camugli.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article180137, notice CAMUGLI Antoine [pseudonyme dans la Résistance : Bibi] par Jean-Marie Guillon, version mise en ligne le 28 avril 2016, dernière modification le 4 septembre 2020.

Par Jean-Marie Guillon

SOURCES : Arch. Dép. Var, fonds ANACR Var.— Témoignages.— Alain Decanis, La Résistance dans le Pays Saint-Maximois, Saint-Maximin, Association Polypus, 1997.

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