BOYADJIAN Hovnan (Léon)

Par Astrig Atamian

Né le 10 mai 1901 à Afion-Karahissar dans le vilayet de Brousse, Arménien originaire de l’Empire ottoman, au Parti communiste français en 1925 à Paris, membre de la sous-section arménienne, cordonnier.

Fils d’un boulanger, Hovnan Boyadjian fut envoyé à Smyrne (Izmir) à l’âge de treize ans afin de suivre des études secondaires dans une école arménienne. La guerre l’obligea à interrompre sa scolarité. En 1916, il s’installa à Constantinople (Istanbul) avec son frère et ses parents et commença à travailler. Il devint cordonnier. En 1923, il partit en France seul, après être resté quatre ou cinq mois dans un camp de réfugiés au Pirée en Grèce.
Après avoir travaillé un mois dans une fonderie en Savoie, Hovnan Boyadjian arriva à Paris. Il fut embauché chez Renault pendant deux mois avant de trouver une place comme cordonnier à Belleville.
Il adhéra au Parti communiste français en 1925 après y avoir effectué un stage de trois mois. De même que son frère Khatchig, Hovnan Boyadjian fut amené au parti par Archag Kurkdjian, expulsé par la suite.
Hovnan Boyadjian suivit quelques cours à l’Université populaire, mais ne maîtrisait pas suffisamment le français. Outre, l’arménien et un français sommaire, il parlait également le turc et le grec. Il affirmait avoir lu Le Manifeste du PC de Karl Marx dans sa version arménienne.
Il fréquenta la cellule Continsouza et celle de Saint-Fargeau.
Il fut membre du HOK (Comité d’aide à l’Arménie, fondé à Erevan en 1921), de la Fédération sportive du travail (FST), de la CGTU Cuirs et Peaux où il fut secrétaire de la commission technique et de la section arménienne. Il fut secrétaire du cercle sportif arménien de Belleville Chirag, secrétaire du groupe de travail de langue arménienne de Belleville en 1929, membre de la commission exécutive de la section de Belleville du HOK et délégué de la maison Pruniac (2 rue Julien Lacroix) qui le mit à la porte pour avoir fait grève.
En 1930, la surveillance policière et des problèmes d’ordre personnel l’obligèrent à cesser son activité partisane six mois durant. Cela lui valut en 1932 une suspension du parti d’un an avant d’y être réintégré avec un blâme.
En 1933, il connut six mois de chômage puis fut embauché chez Ast, au 28 place de la Nation. Il militait alors au sein de la cellule 210 du 20e rayon et habitait au 10 rue Tourville dans le 20e arrondissement.
En février 1934, Hovnan Boyadjian fut élu membre de la sous-section centrale arménienne de la région parisienne. En mai 1934, il fut délégué de sa cellule à la conférence des cellules du 20e rayon.
Le 6 novembre 1934, le blâme infligé par la Commission de contrôle régionale de Paris-Ville lui fut confirmé par le CC du Parti communiste français. Il lui fut reproché d’être resté six mois en dehors du parti et d’avoir défendu son frère qui entretenait des liaisons policières.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article183671, notice BOYADJIAN Hovnan (Léon) par Astrig Atamian, version mise en ligne le 18 août 2016, dernière modification le 26 novembre 2020.

Par Astrig Atamian

SOURCES : RGASPI, Moscou, 495 270 6211.

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément