PRINCIPAUX Jean, Henri

Par Bernard Pommaret, Dominique Tantin, Michel Thébault

Né le 28 mars 1911 à Blond (Haute-Vienne), exécuté sommairement le 7 août 1944 au lieu-dit La Pradelle, sur la commune de Blond (Haute-Vienne) ; cantonnier auxiliaire au service de la Voie et Bâtiments SNCF à Bellac ; résistant FFI-FTPF.

Il était le fils de Jean Principaux âgé de 27 ans à sa naissance, maçon et de Françoise Ladegaillerie 24 ans, domiciliés au lieu-dit Thoveyrat, commune de Blond. Il épousa le 15 septembre 1934 à Blond Anna Léontine Ducharlet ; ils eurent une fille Michelle Mireille née le 20 juillet 1935. Il était dans les années 40 cantonnier auxiliaire au service de la Voie et Bâtiments SNCF à Bellac.
Il s’engagea selon des modalités qui nous restent actuellement inconnues dans la Résistance au sein des FTPF. Plusieurs compagnies FTPF (six compagnies) concentrées dans les monts de Blond y constituaient un des plus gros rassemblements de maquisards de la Haute-Vienne. Au début du mois d’août 1944, les autorités militaires allemandes envoyèrent dans le nord de la Haute-Vienne, des forces armées dans le but de « nettoyer » la zone des maquis qui s’y étaient installés et développés. Connu sous le nom de groupement Ottenbacher (du nom du général le commandant), celui-ci comprenait le 719ème bataillon du 15ème régiment de grenadiers de réserve venant de Clermont-Ferrand et deux compagnies du 19ème régiment de police SS en garnison à Limoges aidés de miliciens. A partir du 3 août et jusqu’au 10 août, selon une tactique éprouvée, les unités allemandes quadrillèrent le secteur, sillonnant toutes les routes pour accrocher et détruire les maquis. Le 6 août 1994, les unités allemandes convergèrent vers les Monts de Blond afin d’encercler les maquis de Blond, de Cieux et de Vaulry et de les anéantir. Le 7 août, des combats eurent lieu dans tout le secteur
Le 7 août vers 13 heures, un groupe de personnes fut arrêté au village de Thoveyrat et conduit dans une grange sauf la famille Principaux (pour des raisons qui nous restent inconnues, peut-être une dénonciation), mise à l’écart. Après avoir été torturées, « ces trois personnes furent placées devant un talus au bord de la route et un peloton d’exécution fut placé sur la route ; Mr Principaux fut fusillé, ensuite Mme Principaux et sa fille Michelle Principaux furent placées à côté du corps et fusillées à leur tour » (dossier ADIRP op. cit.). Le soir, alors que les corps étaient relevés, on constata que Mme Principaux respirait encore ; transportée à l’hôpital de Bellac, prise en charge par des médecins de la Résistance, elle put être sauvée.
Jean Principaux obtint la mention Mort pour la France. Son nom est inscrit sur le monument commémoratif érigé à Blond ainsi que sur le monument commémoratif de la Résistance au jardin d’Orsay à Limoges.
Voir Blond et ses environs (7 août 1944)

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article190069, notice PRINCIPAUX Jean, Henri par Bernard Pommaret, Dominique Tantin, Michel Thébault, version mise en ligne le 1er mars 2017, dernière modification le 27 avril 2021.

Par Bernard Pommaret, Dominique Tantin, Michel Thébault

SOURCES : IR 1208 17602 - ODAC 87 — ADIRP 87 (dossier Anna) — SHD GR 16P 491522 — SHD Caen AC 21P 140083 — Cheminots victimes de la répression, 1940-1944 – Mémorial, Ed. Perrin/SNCF, 2017 — Mémorial GenWeb. — Mémoire des hommes. — Wikipédia — État civil.

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