RIOU Joseph, Étienne

Par Jean-Pierre Husson, Jocelyne Husson

Né le 21 janvier 1923 à Lanvénégen (Morbihan), fusillé après condamnation à mort le 11 ou le 12 juin 1944 à Port-Louis (Morbihan) ; résistant ; FTPF - FFI.

Joseph Riou
Joseph Riou
SOURCE :
Centre d’animation historique
du pays de Port-Louis

Fils de Louis Riou et de Marie-Barbe Nigen, cultivateurs à Kerman en Lanvénégen (Morbihan). Célibataire, il exerçait la profession de cultivateur dans la ferme familiale.

Il s’engagea en février 1944 dans les Francs-tireurs et partisans français (FTPF) au sein du 2e Bataillon FTPF, devenu le 11e Bataillon FFI (Forces françaises de l’intérieur) du Morbihan commandé par Carrion Roque, ancien officier de l’Armée de l’Air républicaine espagnole [pseudonyme dans la Résistance : commandant Icare].
Le 20 mai 1944, il a été arrêté au lieu-dit Pont Saint-Mélaine en Le Faouët (Morbihan) en même temps que Louis Hanvic (déporté rentré). Il fut emmené dans le Finistère à Querrien, puis dans la prison du Bel Air à Quimperlé, la prison Saint-Charles de Quimper, et à nouveau la prison de Bel Air à Quimperlé installée dans dans l’ancien couvent des Ursulines devenu aujourd’hui le collège Jules Ferry.

Selon les archives allemandes déposées à Arolsen en 1971, Joseph Riou a été condamné à mort le 9 juin 1944 pour activité de franc-tireur par le tribunal militaire allemand de la 265e Division d’infanterie de Quimperlé, en même temps que Fernand Evennou, François Henriot, René Le Duigou, François Le Gallic, Jean Le Meste, Georges Le Moëne, Louis Mahot, André Mauvaise, Jean Morlec, Lucien Perron et Georges Poulhalec. Transférés dans la citadelle de Port-Louis, ils y ont été fusillés les 11 et 12 juin 1944.

L’acte de décès numéro 47, dressé en mairie de Port-Louis le 18 juillet 1945, déclare que le corps de Joseph Riou a été retrouvé parmi les soixante-neuf corps découverts le 18 mai 1945 dans les décombres du stand de tir de la citadelle de Port-Louis et qu’il n’ a été identifié officiellement que le 14 juin 1945.

Joseph Riou a obtenu la mention « Mort pour la France » et a été homologué FFI. La Médaille de la Résistance lui a été attribuée à titre posthume par décret du 22 avril 1966, publié au JO du 4 juin 1966.

Dans le Morbihan, le nom de Joseph Riou est inscrit sur le mur du mémorial des fusillés de la citadelle de Port-Louis.
Il figure aussi sur la liste des « Fusillés » du monument aux morts de Lanvénégen.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article190659, notice RIOU Joseph, Étienne par Jean-Pierre Husson, Jocelyne Husson, version mise en ligne le 21 mars 2017, dernière modification le 24 octobre 2019.

Par Jean-Pierre Husson, Jocelyne Husson

Joseph Riou
Joseph Riou
SOURCE :
Centre d’animation historique
du pays de Port-Louis
Sur le monument aux morts de Lanvénégen
Sur le monument aux morts de Lanvénégen
SOURCE : Photos Husson

SOURCES : Arolsen-International Center on Nazi Persecution, archives allemandes versées le 14 juillet 1971 : liste des personnes arrêtées, jugées et condamnées en mai et juin 1944. — AVCC, Caen, 21 P 269 697 (dossier « Victime civile ») ; 21 P 652 146 (dossier « Résistant »). — SHD, GR 16 P 512268. — Arch. Dép. Morbihan, 2 W 15 920. — Centre d’animation historique du pays de Port-Louis (photo). — " Les Martyrs de la citadelle de Port-Louis ", Chroniques Port-Louisiennes, juillet 1995. — Mémorial GenWeb. — Site des Amis de la Résistance du Morbihan. — État civil, Port-Louis (acte de décès).

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément