CHAPIN René, Joseph, François, Marie

Par Jacques Girault

Né le 12 janvier 1898 à Saint-Carreuc (Côtes-du-Nord, Côtes-d’Armor) ; instituteur ; syndicaliste de l’enseignement des Côtes-du-Nord.

Fils de cultivateurs, René Chapin reçut tous les sacrements catholiques. Élève de l’école primaire supérieure de Lamballe, il entra à l’École normale d’instituteurs de Saint-Brieuc (Côtes-du-Nord), en 1913. Mobilisé en avril 1917 (il était sous-lieutenant à la fin de la guerre), il adhéra au futur Syndicat national en 1921. En poste à Bringolo (1928-1935), il devait par la suite exercer à Yffiniac (Côtes-du-Nord), jusqu’à sa retraite en 1953. Il se maria avec Jeanne, Marie, Joséphine Le Douarec, née en 1898, devenue institutrice. Ils eurent un fils qu’ils ne firent pas baptiser.
Membre du conseil syndical de 1924 à 1940, membre du bureau départemental, gérant du bulletin, secrétaire de la commission pédagogique, secrétaire général de la section départementale en 1936, il participa notamment au congrès national de 1937.
Membre du Parti socialiste SFIO depuis 1924, il en était souvent le porte-parole dans les réunions publiques. Il avait fondé deux sections du parti à Goudelin, puis à Yffiniac, mais n’en assurait pas le secrétariat. Il représentait la section syndicale du comité antifasciste présidé par le maire de Saint-Brieuc. Pacifiste convaincu, abonné à Patrie humaine, il partageait les idées du syndicat du Rhône.
Mobilisé au début de la guerre, il fut fait prisonnier et séjourna en stalags en Allemagne. Selon un témoignage, il fut libéré en 1941 à la suite de production de « faux-papiers ». En 1943, à la demande du ministère, il fonda la Mutualité-Accidents-Élèves des Côtes-du-Nord. Il fut accusé d’avoir été libéré « dans des conditions suspectes » et le comité départemental de Libération ordonna son internement. Après huit jours, il fut libéré, mais le syndicat ne le réadmit pas dans ses rangs.
Chapin créa l’Association pour l’Assurance des élèves des écoles publiques des Côtes-du-Nord. Il la présida ainsi que la Mutualité pendant plusieurs années avant d’en devenir le président d’honneur.
Vers 1946, Chapin réadhéra à la SFIO. En 1960, il passa, avec son épouse Jeanne Chapin, au Parti socialiste unifié qu’il quitta en 1972. Ils habitaient alors à Saint-Quay-Portrieux. Elle mourut le 17 juin 1985 à Saint-Brieuc.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article19413, notice CHAPIN René, Joseph, François, Marie par Jacques Girault, version mise en ligne le 25 octobre 2008, dernière modification le 7 avril 2021.

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SOURCES :Arch. Nat., 581AP/99. — Presse syndicale. — Renseignements fournis par l’intéressé.

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