CHENAULT Norbert, Marcel, Henri

Par Paul Boulland

Né le 4 septembre 1926 à Château-du-Loir (Sarthe) ; métallurgiste, puis cheminot ; membre du secrétariat des fédérations communistes des Deux-Sèvres (1950-1954) et de la Sarthe (1956-1959).

Fils de Marcel Chenault, cheminot, et d’Henriette Chenault, ménagère, qu’il décrivait tous deux comme sympathisants communistes en 1950, Norbert Chenault était titulaire du certificat d’études primaires et du brevet d’enseignement industriel. Il exerça les professions de décolleteur et de mécanicien. Soldat 2e classe lors de la drôle de guerre, il fut démobilisé le 23 juin 1941, à Paris. À la Libération, il se trouvait à Saint-Maixent-l’École (Deux-Sèvres). Engagé volontaire pour trois ans le 11 avril 1945, il servit dans l’armée de l’Air à sa demande. En juin 1945, il se porta volontaire pour participer aux campagnes contre le Japon mais ne fut pas retenu. En 1947, alors qu’il était affecté à la base de Mont-de-Marsan (Landes), il demanda à achever son service en Extrême-Orient. Embarqué à Marseille en juillet 1947, il débarqua en Indochine en août et fut affecté au service de santé de l’armée de l’Air. Déjà membre du Parti communiste depuis 1945, il refusa de prolonger son engagement et rentra en France. Démobilisé à Marseille en août 1948, il regagna les Deux-Sèvres où il travailla comme mécanicien dans un garage de Niort. Peu après son retour et jusqu’en mars 1950, il fut secrétaire de la section communiste de Saint-Maixent-l’École et suivit une école interfédérale en janvier 1949. Il fut élu secrétaire de la fédération communiste des Deux-Sèvres en mars 1950 et suivit peu après une école centrale de quatre mois. En septembre 1954, Victor Joannès*, délégué du Comité central dans la fédération, jugeait ses méthodes de direction « un peu trop tranchantes », mais la section des cadres lui gardait sa confiance. Devenu cheminot, il regagna son département natal en 1953 où il fut élu au bureau fédéral et retrouva l’année suivante le secrétariat de la fédération communiste. Serge Huber* voyait en lui « un excellent camarade susceptible de beaucoup de développements encore ». En 1957, il fut envisagé de confier à Norbert Chenault la direction d’une section de cheminots communistes en cours de constitution dans le département, mais le secrétariat du parti maintint ses responsabilités à la tête de la fédération de la Sarthe. Devenu secrétaire au syndicat CGT des cheminots, il passa au bureau fédéral en 1959, puis au comité fédéral en 1964. En 1966, il ne fut pas reproposé par sa section et quitta le comité fédéral.
Norbert Chenault fut candidat aux élections législatives de novembre 1958 dans la 5e circonscription de la Sarthe. Il fut également membre de l’ARAC et du Secours populaire.
En 1950, il était marié à Madeleine Rivière, employée de banque, et père d’une fille, née en 1949.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article19766, notice CHENAULT Norbert, Marcel, Henri par Paul Boulland, version mise en ligne le 25 octobre 2008, dernière modification le 25 octobre 2008.

Par Paul Boulland

SOURCE : Arch. comité national du PCF.

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