MÉTHIA Joseph, Philippe [pseudonyme dans la résistance : Michel]

Par Patrick Bec

Né le 11 octobre 1924 à Masevaux (Haut-Rhin), mortellement blessé au combat le 12 juin 1944 à Riom-ès-Montagnes (Cantal) ; résistant au sein des Forces françaises de l’intérieur (FFI).

Philippe Méthia était le fils de Edouard Methia né en 1897 à Bourbach le Haut (Haut-Rhin), ouvrier d’usine à Danjoutin (Territoire de Belfort) et marié à Masevaux le 10 août 1923 avec Marie Théobaldine Kurz, ourdisseuse née en 1899 à Thann (Haut-Rhin).

Il s’était engagé dans la Résistance FFI sous le nom de guerre de "Michel". Blessé, il est soigné comme de nombreux résistants dans la clinique Courty (*) où il est décédé le 12 juin 1944. Il avait 20 ans. Il a été déclaré Mort pour la France des suites de ses blessures.
Son nom est gravé sur le monument aux Morts de Danjoutin ainsi que sur le monument de la Résistance à Besançon (Doubs).

(*) Sur le site Internet de la communauté de communes "En pays gentiane" un texte présente cette clinique particulière : « En 1944, un jeune chirurgien venu de Toulouse, le docteur E. Courty, monte avec son père une petite clinique à Riom-ès-Montagnes, 59 avenue de la République, à l’emplacement actuel de l’imprimerie. Dans une maison particulière, cinq chambres sont installées, soit une douzaine de lits. Cet établissement devient rapidement la clinique de la Résistance. Elle accueille de nombreux maquisards blessés lors des accrochages, puis des batailles rangées avec les troupes d’occupation. La ville n’étant pas surveillée par une garnison allemande, les allées et venues se font en toute discrétion. Excellent organisateur, le docteur Courty met sur pied une équipe chirurgicale avec la complicité des médecins de la région, notamment Georges Delteil, Georges Godenèche, Jean Simon et MM. Serre, père et fils. Les interventions chirurgicales sont nombreuses et il y en eut de difficiles. Elles ont lieu aussi bien la nuit que le jour. Le docteur Courty est toujours là et appelle tantôt l’un, tantôt l’autre de ses aides.
Le 26 juin 1944, ce que l’on ne cessait de craindre finit par se produire. Le service de liaison qui fonctionne à merveille prévient la population, et surtout l’équipe médico-chirurgicale qu’une forte colonne allemande se dirige vers Riom-ès-Montagnes. Les docteurs Courty et Delteil s’éloignent non sans avoir prévenu le docteur Simon et lui avoir demandé de camoufler ses blessés. Le docteur Delteil se sait visé à cause de ses deux frères officiers qui sont passés à la dissidence en Afrique du Nord. C’est chez lui que la colonne allemande commence ses perquisitions. Sans résultat, heureusement ! Puis les allemands se rendent à la clinique Courty et ne trouvent rien… ! Des maquisards blessés et même un officier américain sont soignés dans la clinique comme de simples citoyens. Tout le personnel, bien stylé, les présente comme tels. (récit fondé sur divers témoignages de l’époque) »

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article219590, notice MÉTHIA Joseph, Philippe [pseudonyme dans la résistance : Michel] par Patrick Bec, version mise en ligne le 19 octobre 2019, dernière modification le 28 avril 2021.

Par Patrick Bec

SOURCES : SHD Vincennes, dossier de résistant de Joseph, Philippe Methia : GR 16 P 414077 (non consulté) .— AVCC, dossier Joseph, Philippe Methia : AC 21 P 99696 (non consulté) .— Eugène Martres, Le Cantal de 1939 à 1945 - Les troupes allemandes à travers le Massif Central, Cournon, De Borée 1993 .— Favier, Lieux de mémoire et monuments du souvenir, Albédia, Aurillac 2007 .— Mgr de La Vaissière, Les journées tragiques dans le diocèse de Saint-Flour, Imprimerie Clavel, Saint-Flour 1944 .— État civil (AD 15, AD 68) .— MémorialGenWeb

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