BERNAIX Louis [dit CASSIS] [Dictionnaire des anarchistes]

Par Dominique Petit

Né le 25 juin 1864 à Clichy (Hauts-de-Seine) ; ouvrier couvreur ; plombier ; anarchiste de Saint Ouen (Seine Saint Denis).

Photo anthropométrique Alphonse Bertillon. Collection Gilman. Métropolitan museum of art. New-York

Louis Bernaix (parfois orthographié Berneix) dit Cassis était au printemps 1890 l’un des animateurs du groupe L’Avenir social de Saint Ouen où il demeurait, 1 Impasse Louis, chez sa compagne.
Il était un ami intime de Gustave Mathieu qu’il accompagnait régulièrement dans les réunions.
Le 22 avril 1892, préventivement à la manifestation du 1er mai, il avait été arrêté comme de nombreux compagnons. Interrogé le 23 avril 1892, par le juge d’instruction Atthalin, il avait protesté assurant qu’il n’avait jamais fait partie d’aucun groupe. Il figurait sur des liste des anarchistes au 1er et au 26 avril 1892. Son dossier à la Préfecture de police portait le n°276.574.
L’année suivante il était présenté comme le secrétaire du groupe local des anti-patriotes.
Le 26 août 1893, Louis Bernaix était présent à une réunion, organisée par les anarchistes, à la Maison blanche, 66 boulevard Victor Hugo à Saint-Ouen, à laquelle assistaient 200 personnes, sur la question de l’abstentionnisme.
Un télégramme du 16 novembre 1893, émanant de la Sûreté nationale à la Préfecture de police, signalait que Louis Bernaix de Saint-Ouen, 105 rue Saint-Denis, avait annoncé de prochains attentats.
Berneix figurait sur l’état des anarchistes au 26 décembre 1893, il était considéré comme militant.
Le 19 février 1894, son domicile, 8 rue Montmartre à Saint Ouen était perquisitionné, la police n’avait trouvé que des journaux anarchistes et des lettres d’amour. Bernaix avait été laissé en liberté. Selon Le Rappel, Bernaix aurait déclaré que les policiers étaient partis comme ils étaient venus, car on peut être anarchiste sans être « bombiste ».
Le 27 février 1894, à 6 h, son logement, avait été, comme celui de 150 autres militants de Paris et de banlieue, l’objet d’une perquisition. Selon un rapport de la 3e brigade de la Préfecture de police (du 27 février 1894), il avait été saisi trois talons de mandats envoyés à Gustave Mathieu détenu, une enveloppe adressée à Bernaix par G. Mathieu, un numéro de La Révolte. Il fut libéré le 18 avril 1894.
Bernaix figurait sur l’état des anarchistes du 31 décembre 1896 et sur celui de 1901. Il demeurait alors 69 avenue des Batignolles à Saint-Ouen.
Louis Bernaix se maria le 25 décembre 1915, à Saint-Ouen, avec Joséphine, Clara Bechtol.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article222841, notice BERNAIX Louis [dit CASSIS] [Dictionnaire des anarchistes] par Dominique Petit, version mise en ligne le 12 février 2020, dernière modification le 12 février 2020.

Par Dominique Petit

Photo anthropométrique Alphonse Bertillon. Collection Gilman. Métropolitan museum of art. New-York
Fiche photo anthropométrique Alphonse Bertillon. Collection Gilman. Métropolitan museum of art. New-York

SOURCES :
Archives Nationales F7/12508 — La Révolte année 1890 — Le Père Peinard année 1892 — Archives de la Préfecture de police BA 77, 78, 1500 — Archives départementales des Hauts-de-Seine Etat-civil de Clichy — Journal des débats 19 février 1894 — Le Rappel 21 février 1894 — L’Evénement 21 février 1894 — Le Temps 20 février 1894 — Les anarchistes contre la république de Vivien Bouhey. Annexe 56 : les anarchistes de la Seine — Notice Louis Bernaix du Dictionnaire des militants anarchistes.

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