PISSAVY Henri alias Coco ou André dans la résistance

Par Patrick Bec

Né le 3 juin 1927 à Bombos, commune de Montboudif (Cantal), mort au combat le 20 juin 1944 à Ladignac, commune de Chaudes-Aigues (Cantal) ; résistant au sein des Forces françaises de l’Intérieur (FFI).

Henri Pissavy était le fils de Jacques, Anatole Pissavy et de Marthe, Louise Phélut, voyageurs originaires de Égliseneuve-d’Entraigues (Puy-de-Dôme). Mariés à Montboudif le 8 octobre 1927, ils ont au moins deux enfants, Henri et son frère Henri, Octave, Paul né à Bombos le 25 juillet 1929.
En 1944, Henri Pissavy habitait Égliseneuve-d’Entraigues et faisait partie, sous le nom de guerre Dédé ou André, de la 7ème Compagnie de FFI, membre du 1er groupe de la 2ème section.
À la suite des opérations du Mont-Mouchet, la plupart des compagnies FFI se replièrent sur Chaudes-Aigues (Cantal). Chaque compagnie se voit affecter un emplacement. La 7ème compagnie, forte de 180 hommes environ et commandée par le capitaine Paul Coupat alias Paul, cantonnait à Anterrieux, Pradels, Oyex et Ladignac. Elle avait pour mission de défendre la route départementale 989 Chaudes-Aigues-Fournels, notamment le carrefour de la Barre de Fer.
Mme Siquier, institutrice à Anterrieux fait le récit de la journée du 20 juin 1944 : « Malgré les précautions prises (destruction de ponts et de morceaux de route), les Allemands font leur apparition, terriblement armés avec une vingtaine d’autos blindées, des mitrailleuses, des canons. Devant cette attaque inopinée, l’état-major décida de replier ses troupes aux Bruyères afin de permettre au gros des forces de Saint-Martial soit de résister, soit de se replier. La bataille sur Anterrieux se trouva donc simplifiée puisque seuls quelques FFI résistèrent. Les Allemands attaquèrent avec un canon posté à la Barre de Fer (croisement de la route de Saint-Urcize et de Fournels) qui domine Anterrieux. Ils visaient le clocher de l’église croyant atteindre ainsi le poste d’observation. Ils tiraient aussi sur La Combe, route de repli sur Saint-Martial des FFI. »
D’après Mgr de La Vaissière, le but des Allemands était de détruire les camions de la Résistance qui stationnaient près de l’église, et de tuer les hommes qui pouvaient être cachés dans les maisons environnantes ou dans les replis de terrain. Quarante jeunes devaient périr dans ce combat. Ils furent ensevelis à l’endroit où ils tombèrent.
« Lorsque la nuit du mardi 20 juin tomba, les combats dans ce secteur étaient achevés. Plus de 40 morts (dont un ou deux habitants) s’éparpillaient au nord de Saint-Juéry, à l’est de Deux-Verges, à Laborie, Lacombe, Anterrieux, Pradels, Vieille et Ladignac. Parmi ces tués, une trentaine de la 7e cie de Pradels. » (Martres)

Henri Pissavy a été tué à Ladignac, commune de Chaudes-Aigues (Cantal) le 20 juin 1944. Il avait 17 ans.

La mention "Mort pour la France" est portée sur l’acte de décès.

Son nom est gravé sur le monument de la Résistance à Anterrieux ainsi que sur la plaque commémorative du canton de Besse à Besse-Sainte-Anastaise, celle de 1939-1945 et celle de l’église à Égliseneuve-d’Entraigues et sur le monument aux Morts de cette commune.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article226892, notice PISSAVY Henri alias Coco ou André dans la résistance par Patrick Bec, version mise en ligne le 30 avril 2020, dernière modification le 21 février 2021.

Par Patrick Bec

SOURCES : SHD Vincennes, dossier de résistant de Henri Pissavy : GR 16 P 480362 (nc) . — AVCC Caen, dossier Henri Pissavy : AC 21 P 134827 (nc) . — Eugène Martres, Le Cantal de 1939 à 1945 - Les troupes allemandes à travers le Massif Central, Cournon, De Borée 1993 . —La 7ème Compagnie : du Mont-Mouchet... à la Truyère, Musée de la Résistance d’Anterrieux, 3éme édition modifiée, 2004. — Jean Favier, Mémorial du réduit de la Truyère, Aurillac, Union des ACVG - CVR du Cantal, Musée de la Résistance d’Anterrieux, 2008 . — Témoignages des Instituteurs et des Institutrices collectés par M. Louis Bac Les Allemands dans la région de Saint-Flour, mai - août 1944 , édition établie par Jean Favier avec l’aide des Archives Municipales de Saint-Flour (M. Gilles Albaret, directeur et Mme Lydia Lucchi), éditions de l’Association du Musée de la Résistance d’Anterrieux, janvier 2017 . — Mgr de La Vaissière, Les journées tragiques dans le diocèse de Saint-Flour, Imprimerie Clavel, Saint-Flour 1944. — État civil (AD 15 en ligne, Geneanet) . — MémorialGenWeb.

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