SOREL Georges, Jean, Désiré.

Par Gilles Pichavant

Né le 27 septembre 1895 à Dieppe (Seine-Inférieure, Seine-Maritime), mort le 20 mars 1980 à Dieppe ; journalier, employé de bureau, cheminot ; syndicaliste CGT ; communiste ; conseiller municipal de Neuville-lès-Dieppe (Seine-Inférieure, Seine-Maritime)

Georges Sorel en 1950
Georges Sorel en 1950

Fils d’un cheminot, chauffeur de machines à vapeur, et d’une ménagère, Georges Sorel naquit dans le quartier des cheminots de Dieppe, rue général Chanzy. Mobilisé le 9 septembre 1915, il fut envoyé au front le 6 février 1916. Le 1er juin 1916 il fut fait prisonnier à Tavannes (Meuse), et interné à Darmstadt (Hesse, Allemagne). Rapatrié en France le 8 janvier 1919, il fut réformé et proposé pour une pension temporaire de 30%. Le 5 novembre 1924, il entra aux chemins de fer comme facteur mixte.

Le 9 février 1938 il fut élu le secrétaire administratif du syndicat CGT des cheminots de Dieppe, qui comptait un millier d’adhérents. Militant du sport travailliste, il créa le premier club local adhérent à la FSGT.

Suite à la démission du maire de Neuville-lès-Dieppe, le Parti communiste présenta Georges Sorel à l’élection municipale partielle du 13 février 1938. Il se classa deuxième avec 175 voix derrière le socialiste Delescullier (255 voix), mais devant le candidat du PSF (154 voix). Sorel se désista pour le candidat socialiste qui fut élu par 415 voix.

En avril suivant, ce furent quatre nouveaux conseillers municipaux qui démissionnaient. Le Parti communiste proposa à la SFIO de constituer une liste commune, mais celui-ci refusa. Georges Sorel conduisit donc une liste de quatre candidats, avec César Gordain (huilier), Lucien Lemaire (cheminot, tourneur sur métaux) et Armand Cossais (cheminot), mais ils ne furent pas élus.

En octobre 1944 Georges Sorel fut nommé conseiller municipal de Neuville-lès-Dieppe par le préfet de Seine-Inférieure. Le 22 novembre 1944, il fut élu vice-président du comité local de Libération nationale à Neuville-lès-Dieppe, le président étant le docteur Magnier, le trésorier étant Georges Morvan. Il fut réélu conseiller municipal en mai 1945, sur une liste d’union. En 1946 il était président de l’Avant-Garde, clique musicale fondée par le parti communiste.

Le 22 avril 1947, il fut nommé conseiller municipal délégué au sein de la commission locale d’assainissement du marché de Neuville.

En 1959, Sorel fut candidat aux élections municipales à Neuville-lès-Dieppe, en 2e position sur la liste présentée par le parti communiste, et conduite par Jean Maquennehan, mais ne fut pas élu.

Le 16 juin 1919 à Dieppe, Georges Sorel s’était marié avec Yvonne Picavet. Ils habitèrent 43 rue Pasteur à Neuville-les-Dieppe. Ils eurent de huit enfants. Gerges Sorel mourut le 20 mars 1980 à Dieppe.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article239894, notice SOREL Georges, Jean, Désiré. par Gilles Pichavant, version mise en ligne le 8 avril 2021, dernière modification le 8 avril 2021.

Par Gilles Pichavant

Georges Sorel en 1950
Georges Sorel en 1950

SOURCES : Les Informations Dieppoises, 13 octobre 1944, 1er décembre 1944, 8 décembre 1944. — L’Avenir Normand, 11 février 1938, 18 février 1938, 25 février 1938, 22 avril 1938, 28 avril 1945, 16 juin 1945, 11 octobre 1946. — Archives de l’Union locale CGT de Dieppe, 1934-1939, à la CGT à Montreuil. — Archives de la section de Dieppe du PCF. — Arch. Dép. de Seine-Maritime, Registre matricule, classe 1915, n°973.

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