BERGÈRE Fernand, Gabriel

Par Jean-Louis Ponnavoy

Né le 27 mars 1908 à Soulières (Marne), mort en action le 8 juin 1944 à Aulon (Haute-Garonne) ; agent de la Régie Autonome des Pétroles ; résistant du Corps franc Pommiès (CFP) homologué FFI.

Fernand, Gabriel Bergère était le fils de Constant, Alexandre Bergère et de Louise Artémise Thomas, son épouse.
C’était le septième enfant d’une fratrie de huit.
Il épousa Thérèse, Louise, Gabrielle Barat, le 7 février 1933 à Soulières (Marne).
Après avoir été sous-officier de carrière, Fernand Bergère devint agent de la R.A.P. (Régie Autonome des Pétroles) sur le chantier d’Aulon (Haute-Garonne). La RAP avait été créée le 29 juillet 1939 pour exploiter le champ de gaz de Saint-Marcet dans la Haute-Garonne.
Il entra dans la Résistance au maquis de Cassagnabère, groupement Sud-est, corps franc Pommiès (CFP), où il accéda au grade d’adjudant. Ses services furent homologués du 1er janvier au 8 juin 1944.
Après le débarquement de Normandie et l’écoute des messages de Londres donnant l’ordre de mouvement, une trentaine de maquisards, dans deux camions, arrivèrent le 7 juin 1944 sur le chantier de Saint-Marcet pour se ravitailler. Le 8 juin 1944, sans doute renseignés par un milicien, les Allemands cantonnés à Saint-Gaudens (Haute-Garonne) montèrent une embuscade sur cette route avec d’énormes moyens. Le convoi des maquisards partit de Saint-Marcet à 7h30, chargé d’hommes, de vivres et de matériel et tomba dans l’embuscade tendue par l’ennemi au croisement des routes de Saint-Marcet, Cassagnabère, Aulon vers huit heures du matin. Les deux véhicules furent accueillis par deux cents soldats allemands équipés d’une auto-mitrailleuse et de fusils mitrailleurs. Deux hommes du premier véhicule, Jean Barbiéri et Fernand Bergère furent tués sur le coup au lieu-dit "Le Mengué", à Aulon. Raymond Patricio blessé fut achevé et Ludwig Schneider lança une grenade et fut abattu. Léon Kleindienst blessé à une cuisse réussit à s’échapper. La deuxième camionnette réussira à décrocher dans la forêt toute proche. La population d’Aulon vint immédiatement recueillir les quatre tués.
À la Libération, leurs corps qui avaient été inhumés dans la fosse commune furent exhumés et placés dans le caveau construit par la R.A.P. au cimetière d’Aulon.
Fernand Bergère obtint la mention « Mort pour la France » et fut homologué au grade de lieutenant des Forces françaises de l’intérieur (FFI).
Il reçut la Croix de Chevalier de la Légion d’Honneur et la Croix de guerre à titre posthume.
Son nom figure sur le monument aux morts, à Aulon (Haute-Garonne), sur la plaque commémorative dans l’église paroissiale, à Soulières (Marne) et sur le Mémorial Corps franc Pommiès (CFP), à Castelnau-Magnoac (Hautes-Pyrénées).

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article246582, notice BERGÈRE Fernand, Gabriel par Jean-Louis Ponnavoy, version mise en ligne le 23 mars 2022, dernière modification le 23 mars 2022.

Par Jean-Louis Ponnavoy

SOURCES : Service historique de la Défense, AVCC, Caen, Cote AC 21 P 20353 (nc), SHD, Vincennes, GR 16 P 49844 (nc) et GR 19 P 31/27 page 70.— Saint Marcet, édito de JC. Brégail, La Résistance.— Articles Wikipédia et internet sur la RAP.— JORF, Gallica.— Mémoire des Hommes.— Mémorial Genweb.— Geneanet.

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