DECOCQ Roger

Par Guy Decamps et Madeleine Peytavin

Né le 14 octobre 1918 à Saint-Étienne-du-Rouvray (Seine Inférieure, Seine-Maritime), mort en septembre ou octobre 1998 ; ajusteur ; secrétaire de secteur CGT des cheminots de Rouen (1953-1962) ; secrétaire de la section PCF de Sotteville-lès-Rouen (1961-1968) ; membre du bureau fédéral du PC de Seine-Maritime (1954-1968).

Roger Decocq adhéra aux Jeunesses communistes en 1936. Il fut prisonnier de guerre en Allemagne. Il entra à la SNCF en 1945 aux ateliers du dépôt de Sotteville d’où il partit à la retraite en 1973.
Il adhéra à la CGT en même temps qu’il entra au chemin de fer ; il assuma des responsabilités aussitôt comme secrétaire du secteur fédéral de 1953 à1962, puis comme membre du bureau. Il se trouva mêlé à toutes les actions de son époque avec certains temps forts : 1947, 1953, 1958,1968 et 1971. En 1957, il était membre de la commission administrative de la Fédération des cheminots.
Il eut surtout une activité politique au Parti communiste, dont il fut l’adhérent à partir de 1945. Il devint responsable de la trésorerie et assura le lien entre les paysans et le parti. Il fut membre du comité fédéral de la Fédération PCF de Seine-Maritime en 1953, puis membre du bureau fédéral de 1954 à1968. Il fut aussi membre du secrétariat de la section de Sotteville en 1959, secrétaire de la section de 1961 à1968. Aux élections municipales, il fut candidat en 1953, puis conduisit la liste communiste en 1959 : il manqua l’élection de 138 voix. Élu aux élections de 1989, il devint maire-adjoint, chargé de la circulation et c’est sous son mandat que le métrobus, lien entre la rive droite et la rive gauche de la Seine, virent le jour.
Il s’occupa ensuite des vétérans du Parti communiste.
Quand il partit à la retraite en 1973, il reçut une dédicace toute particulière apposée sur un ouvrage de Soljenitsyne offert par ses camarades socialistes : « Pour te rappeler certaines discussions animées au dépôt. Ne crains point cette lecture, le texte en est très beau et si la trame éveille en toi certains fantômes, sache qu’Aragon en a fait l’éloge. »
Décoré de la Croix du combattant, il fut président puis président d’honneur de l’Association nationale des cheminots anciens combattants (ANCAC).
Il s’était marié en 1939.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article2879, notice DECOCQ Roger par Guy Decamps et Madeleine Peytavin, version mise en ligne le 30 juin 2008, dernière modification le 7 janvier 2012.

Par Guy Decamps et Madeleine Peytavin

SOURCES : Comités fédéraux de la Fédération CGT des cheminots. — Comités fédéraux du PCF. — La Tribune des cheminots. — Notes de Jean-Pierre Bonnet. — Hommage rendu à Roger Decocq le 8 octobre 1998 lors de ses obsèques civiles par Dominique Hardy, membre du bureau fédéral du Parti communiste de la Seine-Maritime (transmis par Guy Decamps).

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