HUBIN de GUER Gaston, René, Joseph

Par Notice revue et complétée par J. Risacher

Né vers 1813 à Bourgneuf-en-Retz (Loire-Inférieure). Journaliste. Membre de la Société des droits de l’Homme. Socialiste en 1848.

Étudiant en droit à Paris, en 1833-1834, où il était commissaire de la Société des droits de l’Homme pour le Xe arrondissement. Demeurant 13, rue du Petit-Lion-Saint-Sulpice, Hubin de Guer fut arrêté lors des journées insurrectionnelles d’avril 1834, le 13, chez une femme où se tenait une réunion, avec plusieurs autres commissaires et chefs de section, dont certains portaient des armes. inculpé de complot, écroué à Sainte-Pélagie le 16, et comparut devant la Cour des pairs courant mai 1835 et enfin acquitté, le 22 janvier 1836. C’est au cours de son incarcération à Sainte-Pélagie en septembre 1835 qu’Michel Espirat* lui fit parvenir une lettre vraisemblablement de Victor Crevat* qui, pour la justice, était avec lui, l’un des chefs de la Société des Familles et de l’association parisienne ; il était militaire en 1836, lorsqu’il fut inculpé du délit d’association et prévenu au procès des poudres. Libre, il ne semble pas avoir comparu aux audiences d’août. Condamné à 6 mois et 500 F d’amendes le 10 août, il ne semble pas avoir fait appel.
Hubin de Guer fut, en 1848, à Sedan, le rédacteur-gérant du journal Le Républicain des Ardennes, qui fit campagne pour Ledru-Rollin aux élections présidentielles du 10 décembre. Démocrate-socialiste, Hubin de Guer participa, à la mi-novembre 1848, au banquet démocratique de Vouziers, à la fin duquel l’avocat Rolland, du barreau de Rethel, porta un toast « à la réhabilitation des victimes du 9 thermidor », autrement dit de Robespierre et de Saint-Just.
Le journal était à l’écoute de ses confrères socialistes mosellans et liégeois. Il était « le journal des intérêts du peuple ». Comme gérant, Hubin de Guer comparut devant les assises, le 16 juillet 1849, et fut condamné à deux mois de prison et 2 000 francs d’amende, pour des articles qui réclamaient le respect de la Constitution et pour d’autres qui disaient : « Le peuple a faim », ou bien « Frères de tous les pays, notre jour viendra ».
Hubin de Guer disparu de la rédaction et de la gérance, Le Républicain des Ardennes continua ses campagnes durant le premier tiers de l’année 1850, lançant une pétition pour le maintien du suffrage universel, une souscription pour les instituteurs révoqués et insérant tout un feuilleton sur Ledru-Rollin.
Le journal, dont Karcher était alors responsable, mourut en mai 1850. Voir Chardenal*, Karcher Théodore*

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article32565, notice HUBIN de GUER Gaston, René, Joseph par Notice revue et complétée par J. Risacher , version mise en ligne le 20 février 2009, dernière modification le 20 février 2009.

Par Notice revue et complétée par J. Risacher

SOURCES : Arch. Dép. Paris (Seine), registres d’écrou, DY/8 7 n° 1141. — Arch. Dép. Ardennes, 1 U 975, 980 et 1015. — Cour des pairs, Affaire du mois d’avril 1834. Rapport fait à la Cour des pairs par M. Girod (de l’Ain), Imprimerie royale, Paris, 1834-1836, vol. 6,11. — Tableau synoptique des accusés d’avril jugés par la cour des pairs établi par Marc Caussidière, Lyon, imprimerie de Boursy fils, 1837, Arch. Nat. BB 30/294, Bibl. Nat. in-4° Lb 51/24984. — Cour des pairs. Procès politiques, 1830-1835, Inventaire dressé par J. Charon-Bordas, Paris, Archives Nationales, 1983, CC 595 d 1 n° 247. — Henri Manceau, « Histoire du journalisme dans les Ardennes », Le Petit Ardennais des 4 et 9 septembre 1931.

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