MALARMÉ Jules, Placide (parfois MALARMET ou MALLARMET)

Né en 1818 à Conflans-sur-Lanterne (Haute-Saône). Monteur en bronze, membre de la Commission du Luxembourg, candidat malheureux à la Constituante de 1848. Exilé en 1851.

Il avait été, avec le cordonnier Savary*, le typographe Stévenot*, le monteur de métiers Joseph Benoit*, Pierre Vinçard* neveu et l’avocat Charassin*, parmi les fondateurs de La Fraternité de 1845, successivement sous-titrée « Organe des intérêts du Peuple ; Journal de réorganisation sociale et de politique générale », puis « Organe du Communisme », feuille communiste révolutionnaire qui parut mensuellement, de 1845 jusqu’au début de 1848.
Babouviste, Malarmé était partisan d’associations réglées par la loi révolutionnaire et subordonnées à une dictature politique de la classe ouvrière.
Nommé, à une forte majorité, lieutenant dans la VIe légion de la garde nationale parisienne, en mars 1848, il aurait participé à l’insurrection de Juin dans le quartier du Marais, et aurait même été blessé aux reins. Il disparut de son domicile, 1, rue Borda, où il était encore rentré le 26 juin au soir et ne fut arrêté que le 6 mai 1849, étant revenu à Paris sur l’assurance donnée par Cavaignac qu’il ne serait point transporté et qu’il serait compris dans les grâces accordées par le président de la République le 31 mai 1849.
Cet homme fort distingué, très fier, excessivement discret, au teint bilieux, portant cheveux noirs et barbe brune, était une notabilité révolutionnaire. Communiste matérialiste, il se serait prononcé, disait-on, pour la communauté des femmes.
Délégué au Comité démocratique socialiste pour les élections en 1850, il se présenta le 2 décembre 1851, à la mairie du VIe arrdt (ancien) pour mettre les officiers municipaux en demeure d’agir. Le 4, il s’empara, avec dix insurgés, de pinces chez un marchand de fer de la rue Phélippeaux et participa à l’insurrection. Il disparut le 5 décembre et, le 12, il était à Londres où il trouva tout de suite du travail.
Il fut condamné par contumace à « Algérie plus ».
À Londres, il appartint, avec Luc Desages*, Auguste Desmoulins*, Philippe Faure*, Landolphe*, Ernest Lebloys*, Martin Nadaud*, Nétré*, Alfred Talandier* et Vasbenter*, au groupe socialiste animé par Louis Blanc*, Étienne Cabet* et Pierre Leroux*, qui s’efforçait de mettre sur pied un programme acceptable pour toutes les écoles socialistes et qui serait devenu une plate-forme d’action commune.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article34344, notice MALARMÉ Jules, Placide (parfois MALARMET ou MALLARMET) , version mise en ligne le 20 février 2009, dernière modification le 20 février 2009.

SOURCES : Arch. Min. Guerre, A 9308 et B 873. — Gustave Lefrançais, Souvenirs d’un Révolutionnaire. — Jean Gaumont, Histoire générale de la coopération en France, t. I, pp. 206-207.

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