FELDMANN Michel

Par Joël Drogland

Né le 10 mars 1917 à Paris, mort en 1998 ; officier d’active puis attaché d’intendance universitaire ; résistant FTP dans l’Yonne ; militant communiste jusqu’en 1956.

Michel Feldmann était le quatrième enfant d’une famille juive russe réfugiée en France en 1905. Son père, engagé volontaire en 1914, fut naturalisé français après guerre. Michel Feldmann vécut à Paris. Il fut incorporé en septembre 1938 puis envoyé au Liban où il servit dans les chars de combats. Démobilisé en décembre 1940, il apprit par ses parents que deux de ses frères avaient été arrêtés. Armand Feldmann fut fusillé à Nantes et Jean Feldmann mourut à Auschwitz.

Il s’installa dans le Midi où il exerça plusieurs professions : maçon, comptable, ouvrier agricole puis revint dans l’Yonne où il avait été employé comme ouvrier agricole en 1934 alors qu’il connaissait le chômage. Il forma en novembre 1943 un groupe rattaché au Front national. En mars 1944, il constitua l’embryon d’un maquis dans une cabane dans les bois d’Avigny. Devenu chef de groupe FTP il participa à diverses actions comme le sabotage du barrage de Mailly-le-Chateau.
Le 4 juin 1944, il fut désigné par le Comité militaire régional des FTP comme responsable du renseignement avec le grade de sous lieutenant puis de lieutenant. Il avait alors le pseudo d’Armand. Le 5 juillet 1944, il fut nommé recruteur régional.

Après la Libération, il fut affecté à l’état major FFI et quitta Auxerre avec le 1er bataillon du Morvan qui commandait René Millereau*. En novembre 1944, il fut rappelé par la subdivision pour être nommé à l’école des cadres de Monéteau et repartit ensuite avec le 4e régiment d’infanterie.

La guerre terminée, il poursuivit sa carrière militaire. Lieutenant d’active en juin 1947, il partit pour l’Indochine en 1950. Rapatrié sanitaire en mai 1951, il alla ensuite au Maroc où il obtint le grade de capitaine en 1954 puis en Algérie de 1955 à 1958. Les autorités militaires se rendirent compte qu’il avait été FTP, milité aux Jeunesses communistes puis adhéré au Parti communiste avec lequel il rompit à la suite des événements de Budapest en 1956. Il fut mis alors en non activité puis admis dans l’administration en 1959. Muté à Auxonne en 1962 puis à Auxerre en 1963, il fut intégré ensuite dans la fonction publique en 1966. Il devint attaché d’intendance et fut affecté au lycée Jacques Amyot.

Il vécut sa retraite à Monéteau près d’Auxerre, et adhérait à l’UNC mais refusait d’adhérer à l’ANACR à laquelle il reprochait d’être une organisation contrôlée par le Parti communiste.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article50019, notice FELDMANN Michel par Joël Drogland, version mise en ligne le 29 avril 2009, dernière modification le 2 mai 2009.

Par Joël Drogland

SOURCE : ARORY et AERI, La Résistance dans l’Yonne, CD-ROM, 2004.

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