BAUDEL Ferdinand

Né le 29 octobre 1838 à Cahors (Lot), demeurant à Paris, 1, rue Titien (XIIIe arr.) ; graveur en taille douce ; communard, officier de la Garde nationale, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Ferdinand Baudel était célibataire. Engagé volontaire au 26e régiment de ligne lors de la guerre d’Italie, il s’exonéra après trois ans de service et vint à Paris en avril 1870 pour continuer ses études de graveur.
Pendant le 1er Siège de Paris, il fut adjudant au 177e bataillon de la Garde nationale ; fin février 1871, il signa le pacte de fédération de la Garde nationale ; au début de mars, il fut nommé sous-lieutenant et, peu après, lieutenant. Le 18 mars, il opéra l’arrestation du commissaire de police du quartier de la Salpêtrière et de tout le personnel du bureau ; le 19 mars, il occupa la préfecture de police ; le 22, il devint capitaine. Il continua son service à la préfecture de police jusqu’au 1er avril, alla à Issy, deux jours à Neuilly, puis, le 2 mai, à Gentilly avec son bataillon ; la compagnie de Baudel fut détachée au Moulin-Saquet et y demeura jusqu’au 25 ; le 27, Baudel réussit à prendre le train pour Orléans, mais, sans papiers, il fut arrêté à Gretz-Armainvilliers (Seine-et-Marne) dans le train allant de Nogent-sur-Marne à Coulommiers.
Le 9e conseil de guerre le condamna, le 5 février 1872, à dix ans de travaux forcés ; remise du reste de la peine lui fut faite le 15 janvier 1879 et il rentra par la Picardie.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article52068, notice BAUDEL Ferdinand , version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 14 octobre 2018.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/739. — Arch. PPo., listes d’amnistiés.

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