DRÉARD Émile

Né à Marqueigny (Ardennes), le 30 septembre 1835 ; demeurant à Paris ; comptable ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Il était célibataire. Ancien militaire, il avait été condamné, le 20 mars 1863, à deux ans de prison et 50 f d’amende pour escroquerie et abus de confiance envers des militaires ; il fut aussi privé du droit de porter la médaille d’Italie. Il avait habité quelques années l’Amérique et s’y était fait naturaliser.
En septembre 1870, il rentra en France et s’y engagea pour la durée de la guerre ; après l’armistice, il alla à Vouziers dans sa famille ; il en partit le 23 mars 1871 et dit se rendre à Versailles pour s’engager à nouveau ou réclamer des papiers pour retourner en Amérique ; mais il alla à Paris — par erreur, dit-il — et se fit incorporer au 67e bataillon de la Garde nationale ; le 25 mai il était sur les barricades, place de la Bastille ; il fut blessé et se retira chez lui ; il en sortit le lendemain et fut arrêté le 28 mai.
Le 8e conseil de guerre le condamna, le 26 mars 1872, à la déportation dans une enceinte fortifiée. Il arriva à Nouméa le 9 février 1873. Sa peine fut commuée, le 27 novembre 1879, en déportation simple ; il rentra en France par le Navarin.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article57858, notice DRÉARD Émile, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 25 avril 2019.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/747 et H colonies 78. — Arch. PPo., listes de contumaces et listes d’amnistiés. — Note de Louis Bretonnière.

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