GUILLEMIN Émile

Né le 11 septembre 1831 à Paris ; y demeurant ; ouvrier relieur ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Il était marié, sans enfant. Il avait été condamné à Paris, le 14 avril 1859, à un mois de prison pour vol ; le 27 avril 1853, à un mois également pour vagabondage et mendicité, et, le 21 octobre 1864, toujours à Paris, à deux mois de prison pour abus de confiance. Ces condamnations furent révélées par le chef de cabinet de la préfecture de police, le 5 août 1877.
Après le 18 mars 1871, Guillemin continua son service dans la 4e compagnie de marche du 160e bataillon de la Garde nationale dont il avait fait partie pendant le 1er Siège. Le 3 avril, il participa à la sortie du Mont-Valérien et rentra à Paris le même jour ; puis il alla à Vanves ; il avait signé avec plusieurs autres gardes un certificat constatant que le capitaine de sa compagnie était mort en héros à la barricade de Châtillon, le 30 avril. Il rentra à Paris le 3 mai, puis alla à Arcueil-Cachan. Son bataillon se retira le 24 au fort de Bicêtre qu’il évacua le lendemain ; Guillemin rentra à Paris le 25 et prétendit alors s’être réfugié à son domicile ; il déclarait n’avoir jamais été condamné.
Le 19e conseil de guerre le condamna, le 4 mars 1872, à la déportation simple ; il arriva à Nouméa le 9 février 1873. Il fut mal noté en déportation — mars 1877 ; le 24 janvier 1879, « le condamné s’était un peu amendé » ; il obtint la remise de sa peine le 15 janvier 1879 et rentra par le Calvados.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article61245, notice GUILLEMIN Émile, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 24 août 2019.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/756. — Arch. PPo., listes d’amnistiés. — Note de Louis Bretonnière.

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