LAURENT Pierre

Né le 8 août 1829 à Pison (Calvados) — sans doute Lison ; demeurant à Paris ; employé de commerce ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Il était marié, père d’un enfant. Il fut condamné, le 6 mai 1856, à huit jours de prison pour outrage public à la pudeur.
Il fut incorporé au 206e bataillon lors de la formation de la Garde nationale où il servit sous la Commune de Paris, d’abord dans la 4e compagnie sédentaire, puis, à partir du 20 avril 1871, dans la 2e compagnie de marche. Il fut fait prisonnier dans la nuit du 21 au 22 mai à l’hôtel Châteaubriand, et condamné, le 23 avril 1872, par le 22e conseil de guerre, à la déportation simple ; il arriva à Nouméa le 28 septembre 1873. Il produisit un bon certificat de son patron qui l’avait employé sept ans et s’offrait encore à le reprendre, le 10 mars 1878 ; Laurent obtint la remise de sa peine le 15 janvier 1879, et rentra par la Picardie.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article63488, notice LAURENT Pierre, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 18 novembre 2019.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/767 et BB 27. — Note de Louis Bretonnière.

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