LIVERANI Augustin

Par Gérard Depreux

Né le 29 avril 1832 à Occhiatana (Corse), de parents italiens ; typographe ; franc-maçon ; communard.

Il quitta la Corse et s’installa à Marseille où il trouva un emploi comme typographe. Il fut initié le 4 janvier 1855 dans la Loge marseillaise « Les Frères Unis Régénéré ». Il quitta ensuite Marseille (sans le signaler à sa Loge) pour monter à Tours. Il y fut employé comme typographe au sein de l’imprimerie Mame. Son employeur Ferdinand Mame était affilié depuis 1804 au Grand Orient de France (G-O-D-F). Sans doute a-t-il fréquenté la Loge « les Démophiles », seule existante à Tours.

Il monta ensuite à Paris où il fut reçu au premier degré dans la loge « l’Union des Peuples » le 26 janvier 1863. Déjà initié, sa situation interpella les autorités maçonniques qui ne manquèrent pas de vérifier la situation de l’intéressé. Néanmoins et curieusement, Livérani habitait toujours Tours, le lieu de son emploi.
Le 24 octobre 1864, il fit des démarches auprès du « Suprême Conseil de France » en vue de créer une loge distincte de celle du G-O-D-F (« Les Démophiles »). Il semble qu’avec quelques « dissidents », il créa la loge « Les Persévérants Écossais » et en fut le premier Vénérable. Il tint cette charge de 1865 à 1867.

Il reçut la médaille d’argent de l’exposition universelle de Paris en récompense de ses compétences techniques de métier. Puis il remonta à Paris, demeurant toutefois député de sa loge tourangelle, ainsi que de son autre loge parisienne : « l’Union des Peuples ».

Liverani participa à la Commune de Paris. Après la chute de la Commune, il se réfugia en Belgique, où son arrivée à Bruxelles fut officiellement enregistrée à la date du 15 août 1871.

Son retour sur le territoire français lui aurait été accordé le mois suivant, et il fut reconnu citoyen français.

La publication antimaçonnique de Léo Taxil l’inscrivit dans sa liste de dénonciation des Francs maçons parue en 1888. Poursuivant son ascension au sein de la Franc-maçonnerie du rite Écossais, il figura dans les degrés élevés des Hauts grades. Voir Eugène Thirifocq.

Livérani décéda en 1904, sans doute à Paris.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article64672, notice LIVERANI Augustin par Gérard Depreux, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 4 décembre 2018.

Par Gérard Depreux

SOURCES : F. Sartorius, J.-L. De Paepe, Les Communards en exil. État de la proscription communaliste à Bruxelles et dans les faubourgs, Bruxelles, 1971. — Notes de M. Cordillot. — Ouvrage sur le 150e anniversaire de la RL « Les Persévérants Écossais » G-L-D-F. Auteur Ph-M. D.

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