LOUIS Gustave, Casimir

Né le 19 janvier 1825 à Cully (Calvados) ; demeurant à Paris ; tailleur de pierre ; communard.

Il était marié, sans enfant. Nommé sous-lieutenant au 146e bataillon de la Garde nationale en septembre 1870, il fut placé comme simple garde à la 9e compagnie lors de la formation des bataillons de marche. Il aurait perdu son grade à cause de son état d’ivresse continuelle (d’après le témoignage d’une femme).
Il continua son service après le 18 mars 1871 et fut nommé sergent-major au début de mai. Il avoua être allé à Issy huit jours, au couvent des Oiseaux. Il regagna son domicile, dit-il, le 22 mai. D’après son concierge, il n’était rentré que plusieurs jours après la fin de l’insurrection.
Il fut condamné, le 13 février 1872, par le 4e conseil de guerre, à la déportation simple et à la privation des droits civiques ; le 8 octobre 1872, sa peine fut commuée en dix ans de bannissement et il se rendit en Belgique en 1872. Transféré à la frontière de France par Mouscron, le 11 février 1879, il fut arrêté à Roubaix le 12 février au moment où il mendiait et fut condamné, le 17 février, par le tribunal de Lille, à trois mois de prison. Il allégua qu’il avait été arrêté à Bruxelles en état de vagabondage. Condamné à trois jours de prison, il fut reconduit à la frontière.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article64814, notice LOUIS Gustave, Casimir, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 2 janvier 2020.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/758. — Arch. Gén. Roy. Belgique, dossier de Sûreté, n° 258 054 (en 1880). — F. Sartorius, J.-L. De Paepe, Les Communards en exil. État de la proscription communaliste à Bruxelles et dans les faubourgs, Bruxelles, 1971.

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