MORTEROL Émile, Léonard

Né le 4 décembre 1845 à Limoges (Haute-Vienne) ; architecte ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Il était célibataire. Le 15 février 1871, il fut élu, dans une réunion tenue au Vauxhall, membre de la commission chargée d’élaborer les statuts d’une fédération des bataillons de gardes nationaux parisiens. Il appartint au Comité central de la Garde nationale. Il fut nommé commissaire de police sous la Commune.
Jugé contradictoirement le 15 mai 1872 par le 3e conseil de guerre, il fut condamné à dix ans de travaux forcés, peine commuée en cinq ans de bannissement à partir du 17 mai 1879, l’amnistie ne lui étant pas appliquée. Il obtint la remise du reste de sa peine le 27 novembre 1879 et il revint de Nouvelle-Calédonie avec le dernier convoi d’amnistiés.

De retour à Paris, Morterol trouva une place chez M. Bahu, architecte, auquel il succéda quelques mois plus tard.
En janvier 1881, il était secrétaire provisoire du Cercle républicain de la Haute-Vienne à Paris et, quelque temps après, il le fut à titre définitif. Le 27 février 1882, il faisait au Cercle une proposition en faveur du rétablissement du scrutin de liste aux élections législatives.

Le nom est parfois orthographié par erreur Marterol.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article66781, notice MORTEROL Émile, Léonard, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 14 mars 2020.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/822, n° 4714. — Arch. PPo., Ba/465 (note de septembre 1879). — Renseignements communiqués par A. Perrier.

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