PERROT Pierre

Par Pierre-Henri Zaidman

Né le 1er décembre 1852 à Saint-Priest-la-Feuille, arr. de Guéret (Creuse) ; demeurant à Paris, 10, rue Saint-Étienne-du-Mont (Ve arr.) ; maçon ; communard.

Fils d’un maçon, Pierre Perrot servit pendant le Siège de Paris dans les Volontaires de la France ; à la fin du mois d’avril 1871, il s’engagea dans la 7e compagnie sédentaire du 151e bataillon fédéré ; dans le courant de mai, il fut élu sergent-major dans la compagnie d’éclaireurs du bataillon ; il resta au Champ de Mars jusqu’au 21 mai, jour où il alla à Levallois avec sa compagnie puis il revint dans Paris le 22 et le soir il dormit chez lui ; le 23, sollicité par des gardes de sa compagnie, il rejoignit – sans arme, déclara-t-il – ce qui restait du bataillon derrière la barricade de la rue Gay-Lussac à l’angle du boulevard Saint-Michel ; il fut blessé par un éclat d’obus le 24 mai derrière la barricade mais il prétendit que c’était en rentrant chez lui, hospitalisé à l’Hôtel Dieu, il fut arrêté dans la soirée.
Il minimisa son rôle et produisit des attestations en sa faveur et fut détenu à Belle-Ile puis Landerneau. Condamné, le 12 février 1872, par le 8e conseil de guerre, à deux ans de détention et dix ans de privation des droits civiques, il obtint la remise de sa peine le 11 janvier 1873, mais la privation des droits civiques fut maintenue.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article68004, notice PERROT Pierre par Pierre-Henri Zaidman, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 17 mars 2021.

Par Pierre-Henri Zaidman

SOURCES : Arch. Min. Guerre, GR 8 J 260 (253), Ly 77, GR 8 J 103-104, GR 8 J 505-508. — Arch. Nat., BB 24/775.

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