TRAPPLER Alphonse, Émile

Né le 20 avril 1842 à Noyant (Maine-et-Loire) ; demeurant à Paris, 58, chaussée de Ménilmontant ; forgeron ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Il était célibataire. Il avait été condamné en 1865 à un mois de prison pour mendicité et en 1868 à deux ans de prison pour vols. Sorti de la maison centrale de Poissy en novembre 1870, il alla à Louviers (Eure) et s’engagea. Envoyé à Cherbourg (Manche), il y resta jusqu’au 4 mars 1871. Revenu à Paris le 7 mars, il entra vers le 25 dans la 3e compagnie sédentaire du 74e bataillon de la Garde nationale. Le 4 avril, il passa à la 1re batterie de la XXe légion ; il serait resté chez lui à partir du 20 mai. On l’arrêta le 28 mai à Ménilmontant, alors qu’il allait chercher du pain, dit-il. Il nia avoir été délégué au bureau militaire du XXe arr.
Condamné, le 12 avril 1872, par le 9e conseil de guerre, à la déportation simple et à la privation des droits civiques, il arriva à Nouméa le 4 mai 1873. Il vit sa peine commuée le 27 novembre 1879 en cinq ans de bannissement, à partir du décret ; il rentra par le Tage.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article71987, notice TRAPPLER Alphonse, Émile, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 18 septembre 2020.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/770 et BB 27. — Arch. PPo., listes d’amnistiés. — Note de Louis Bretonnière.

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